Parcs, Corridor aérobique, etc.

Les bancs commémoratifs à la MRC

Voici quelle était notre question aux maires, à l’occasion de leur séance mensuelle du 10 septembre, tenue à l’hôtel de ville de Sainte-Anne-des-Lacs :
Deux bancs commémoratifs ont été installés, par des particuliers certainement, au lac Chevreuil, en bordure du Corridor aérobique. Ces bancs sont constitués de deux sections de tronc d’arbre vernis, comme ceux que l’on peut voir dans certains grands centres touristiques, comme au Grand Canyon. Ils sont fixés au roc par des pieds métalliques. Ce ne sont pas des bancs ordinaires. Mais ils ont maintenant un urgent besoin de restauration.
La MRC verrait-elle un intérêt à prendre en charge ce mobilier urbain qui est de surcroît situé à des endroits stratégiques, et de valeur patrimoniale dans le cas du banc de Tony Chiesa*?

La réponse de la représentante de la MRC (Était-ce de la bouche de la directrice générale, Mme Jackline Williams?) fut que, comme ils étaient sur le Corridor aérobique, la MRC se chargerait de leur entretien; puisque c’est l’usage. La chargée du Développement récréatif de la MRC, Mme Chantal Ladouceur, était déjà au fait de la situation, ajouta-t-elle.

*Il est près du barrage d'où sort un bout de tuyau qui alimentait, à  même le lac, le château d'eau du Canadian National Railway, situé juste de l'autre côté du Corridor aérobique. C'était à l'époque du train à vapeur. 

Par Carl Chapdelaine

Photos du mois

Moins d’hiver, plus d’été

La plupart des gens semblent admettre que les variations de climat que nous constatons tous ici depuis plusieurs années sont dus à un phénomène réel de changements climatiques. On pointe le doigt vers l’augmentation des gaz à effet de serre sur notre planète; lui-même causé par le mode de vie actuel de l’homme : utilisation du pétrole, du charbon, agriculture extensive, etc.

Mais nous imaginons mal l’ampleur des répercussions, avec leur application dans notre vie quotidienne, que ces changements climatiques provoquent et qui risquent de s’aggraver encore. Nous découvrons au fur et à mesure et souvent à nos dépens que ce que les météorologues et autres experts nous prédisent se réalise bel et bien au fil de nos saisons. On voyait hier le ciel de métropoles de pays aux antipodes s’assombrir, victime de la pollution atmosphérique. Puis les villes européennes, qui nous semblent déjà plus proches sont aussi touchées; enfin Montréal connaît maintenant ses journées de pollution de l’air. Le chauffage au bois y est désormais interdit et des restaurants offrant des mets cuits au charbon de bois ou au four à bois doivent fermer. On a tenté d’implanter un service de taxis électriques et on développe le transport en commun, tout en incitant l’automobiliste à délaisser le véhicule à essence.

Moins d’hiver
Et voilà, nous rapporte Radio-Canada, qu’une étude de la firme Ouranos*, avec «l'appui financier des ministères du Tourisme et de l'Économie du Québec (ainsi que) de l'Association des stations de ski du Québec», dévoile que nos centres de ski souffrent déjà des sautes d’humeur de la météo : manque de neige, pluie ou froid extrême.  L’étude, qui s’est surtout intéressée à la situation dans les Cantons-de-l’Est (Bromont, Sutton et Orford), indique que la saison raccourcit et que, si rien n’est fait, même l’avenir des stations des Laurentides est menacé à moyen terme. Déjà les stations de ski de l’Est américain, de la Colombie-Britannique et même de l’Ontario souffrent de la hausse de la température dans l’établissement et la conservation de la neige au sol ou de sa fabrication.

Professeur émérite au département d’études urbaines et touristiques de l’UQAM, M. Michel Archambault commentait la situation pour RDI – Économie, le 25 février dernier. Le même professeur avait pourtant déjà annoncé une hausse de 16 % des jours-ski des stations du Québec pendant l'hiver 2016-2017.  Aux Fêtes de 2017-2018, le froid mordant avait fait baisser l’achalandage aux stations malgré d’excellentes conditions de neige. Bilan des Fêtes dans les stations Son étude annuelle donnait malgré tout une hausse de 1.4% des jours-ski pour l’ensemble de cette saison. Congrès 2018 Les Fêtes de 2018-2019 furent, pour leur part, une période très achalandée et qui augurait d’une bonne saison. Il est vrai que la coïncidence d’une période de météo, bonne ou mauvaise, avec la période des Fêtes, puis avec celle de la relâche scolaire, peut être plus déterminante que la météo elle-même pour la qualité d’une saison.

Le malheur des uns faisant parfois le bonheur des autres, les Laurentides profiteraient à court terme des problèmes des stations plus au sud, en attirant les skieurs à la recherche des meilleures conditions d’enneigement pour pratiquer leur sport tout au long de l’hiver.
Parmi les mesures suggérées aux stations par Ouranos pour pallier aux effets néfastes du raccourcissement et autres perturbations de la saison de ski, on note :
1. Développer et moderniser leur système de fabrication de neige.
2. Déplacer les pistes plus sur les versants nord; plus aux sommets des monts.
3. Innover; en aménagement par exemple des surfaces synthétiques qui peuvent pallier au manque de neige.
4. Diversifier l’utilisation des centres de ski et y asseoir des activités quatre saisons, comme pour les montagnes russes de la station Saint-Sauveur.
5. Repenser la tarification et s'inspirer d'Uber; en l’adaptant par exemple aux conditions météo quotidiennes.
6. Attirer les skieurs des stations ontariennes et américaines où ils ne trouveront plus les conditions qu’ils recherchent en raison des changements climatiques mentionnés.

Plus d’été
Si nos hivers raccourcissent, nos étés devraient rallonger d’autant. Nos lacs se réchauffent; la faune nous apporte des espèces venues de plus au sud, etc. Et alors que nous consacrons déjà une part importante de nos ressources de protection de l’environnement à la lutte aux espèces envahissantes dans nos lacs, y aurait-il un lien à établir ici avec les changements climatiques? Plusieurs études ont malheureusement relevé que les espèces envahissantes, qui sont aussi une menace à la biodiversité, profitent des changements climatiques. C’est parce que, selon Kalemani Molungoy, de la Convention sur la diversité biologique (CBD) des Nations Unies, elles «sont plus résistantes et opportunistes que les organismes indigènes» Espèces envahissantes et changements climatiques

Wentworth-Nord est principalement fréquenté par des villégiateurs qui s’installent autour des lacs; et ils trouvent pour la plupart que l’été est bien trop court. Et même si l’hiver peut s’y prêter merveilleusement à la pratique de la raquette et du ski de randonnée, la bonne saison ici, c’est l’été. Mais pour la Municipalité, on ne parle pas forcément là de rentabilité économique associée à un allongement éventuel de la belle saison; mais plutôt d’une pression accrue et souvent sans contrepartie sur les services d’entretien qu’elle se doit d’offrir à ces résidents saisonniers. 

Pour ce qui en est de futurs projets immobiliers de villégiature, la Municipalité pourrait considérer se prévaloir de l’amendement de juin 2016 à la loi sur l’aménagement et l’urbanisme, qui l'autorise maintenant à réclamer des nouveaux promoteurs des «frais de croissance», afin de lui éviter d’avoir à grever son budget pour permettre leur développement.

De tels frais avaient récemment été exigés par la ville de Gatineau au cas où de nouveaux projets exigeraient l’agrandissement d’une usine d’épuration d’eau, l’aménagement de sentiers récréatifs et de pistes cyclables, etc. Mais  l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) s’y était opposée, avait porté la cause jusqu’en Cours supérieure et gagné son appel. L’amendement à la loi allait par la suite redonner aux municipalités le pouvoir d’exiger de tels frais de croissance dans les ententes qu’elles signent avec les promoteurs. 

Les ententes que les municipalités pouvaient conclure avant l’amendement se limitaient à obliger le promoteur à prendre en charge ou à partager le coût des infrastructures nécessaires à la desserte de son projet. Une contribution de 10% de la valeur ou de la superficie du site pouvait également être exigée. Les juristes ne savaient pas, pour autant, jusqu’où pourrait aller une municipalité dans la réclamation de tels frais : caserne de pompiers supplémentaire, services culturels, etc. Nouvelle économique,  Les ententes de promoteurs

Par Carl Chapdelaine, le 7 mars 2019


*Ouranos: Organisme à but non lucratif qui développe des projets collaboratifs impliquant un réseau de 450 chercheurs, experts, praticiens et décideurs issus de différentes disciplines et organisations.


Plus: Beat Global Warming (The Globe and Mail)

Retour à la nature (essai)

On entend dire que, le citadin probablement, cherche aujourd’hui à se retrouver dans la nature. C’est bien le cheminement, volontaire ou inconscient, qu’ont suivi de nombreux villégiateurs. Quand, dans sa jeunesse, le Montréalais a fréquenté le parc du Mont-Tremblant; qu’il a découvert les collines, les forêts, les lacs, un oasis de fraîcheur au mois de juillet et les coloris d’automne des Laurentides, ces dernières correspondent alors au but de ce cheminement.

Les Pays d’en Haut, selon l’ancienne appellation, sont devenus une destination incontournable, une région en pleine croissance; et pourtant leur colonisation, poussée à bout de bras par le curé Labelle et ses adeptes, avait bien mal débuté. A l’origine, il y avait la forêt et un peuple autochtone qui y vivait en apparente harmonie avec la nature. Mais la colonisation agricole, application de l’idéologie prônée par le célèbre curé, répondant à la recherche d’un espace de vie et d’un avenir économique pour toute une couche de la population, mais ignorante de la science agronomique moderne, n’était certes pas la voie à emprunter. À part quelques vallées fertiles, le Bouclier canadien, avec son relief accidenté, ses sols acides et une courte période de végétation, n’offre pas une terre fertile à l’agriculture. Le colon y est devenu bûcheron; et la forêt comme l’environnement en ont payé le prix fort. Aujourd’hui, «il est plus économique de faire venir de Montréal les produits de la ferme». C’est l’image qu’en donne J. Rousseau dans son article intitulé «Biogéographie laurentide», publié dans les Cahiers de géographie du Québec en 1969.

Rousseau s’en prend sans ménagement à l’exploitation tous azimuts de cette forêt, doublée des désastreux feux de forêt, qui n’est et ne sera plus jamais celle d’autrefois. Disparus, «les pins gigantesques, les grandes épinettes, les beaux sapins»; raréfiés les pins rouges et les pins blancs d’autrefois. Et, malgré une rationalisation de la coupe de bois, cette forêt lui semble toujours perçue par ses exploitants comme une ressource inépuisable. Comme pour la consommation du poulet, dirions-nous, qui doit passer de l’œuf à la table de plus en plus rapidement et qu’on ne verra plus devenir coq ou poule, le spectacle irremplaçable d’une forêt mature n’est plus au programme; car la rentabilité immédiate n’y est pas.

Dans la foulée des efforts du curé Labelle, les Pays d’en Haut ont cependant pris pied; après le bois, les activités de loisirs touristiques et la villégiature ont sauvé l’économie et assuré la survie de la région. Aujourd’hui, l’association entre ce coin de pays et la métropole est restée incontournable; c’est le présent et l’avenir des Pays d’en Haut.

Mais si Saint-Jérôme, Saint-Sauveur, Sainte-Adèle, Sainte-Agathe, Mont-Tremblant et les autres villes et villages sur cet axe constituent l’épine dorsale de l’infrastructure d’accueil et de développement de la région, la nature encore sauvage, proche de Montréal, n’est-elle pas pour beaucoup le lot de Wentworth-Nord?

Le retour à la nature est donc promesse d’avenir pour la Municipalité. Mais comment concilier cette vocation avec la protection même de cet environnement? Comment pouvoir consommer de plus en plus de nature, c’est-à-dire déjà se rendre à destination par la route, alors que la disparition du train s’avérera déjà être une catastrophe environnementale, favoriser l’étalement urbain, occuper de plus en plus de territoire, de forêt, de lacs, etc., tout en les préservant?

Éviter l’erreur du curé Labelle, c’est, sans doute, s’assurer de baser la croissance sur les ressources disponibles, sur une vision claire de l’avenir, sur un développement durable et donc écologique. En rapport avec ce dernier point, il faudra pouvoir accueillir les prototypes de véhicule et d’embarcation sans émission de gaz à effet de serre; et donc songer à établir un réseau de bornes de recharge pour les voitures électriques. En s’inspirant de l’exemple de Mont-Tremblant et de municipalités en Norvège, on créerait des stationnements à l’entrée des villages et on rendrait ces derniers piétonniers.

Et qui a ce double mandat régional de prévoir les infrastructures nécessaires et de sensibiliser le citoyen à leur nécessité? On peut en tout cas identifier aujourd’hui un décideur majeur, en fait une équipe : la MRC. Et cette entité ne devra-t-elle pas, parallèlement, concilier son pouvoir de décision et de représentation de ses municipalités et de ses citoyens avec la nécessité de respecter le rôle que lui impose sa place dans un échiquier géographique plus grand? Car le bien, en partie sous sa juridiction et qu’elle administre pour ses commettants, forêts, lacs, paysages, n’appartient pas en exclusivité à ses derniers. Il est un bien commun; comme doivent l’être d’ailleurs les coûts de son exploitation. 

On peut ici saisir l’intérêt qu’a suscité la grande consultation publique, menée par la MRC des Pays-d’en-Haut en 2018 et devant conduire à un sommet socioéconomique cette année. Son engagement ne pourra passer outre à l’orientation du retour à la nature (plein-air, tourisme et villégiature). La collecte de cette opération offre probablement un large éventail d’options plus ou moins complémentaires; ou peut-être parfois irréconciliables. 

Quelles que soient les opinions exprimées et les solutions proposées, ne reviendra-t-il pas principalement au Conseil des maires de décider de leur pertinence et de leur application? Son choix sera-t-il éclairé; c’est-à-dire basé, entre autres, sur l’analyse objective des options et des contraintes relevées scientifiquement? Sera-t-il résolument environnemental, dans la ligne de pensée des institutions et des organismes de protection de la nature, comme le CRE ou Abrinord?  Sera-t-il plutôt économique; c’est-à-dire soumis aux capacités budgétaires d’intervention et aux promesses de rentabilité des investissements requis? Ou combinera-t-il environnement et économie, comme le prône le nouveau gouvernement, dans un développement durable? Sera-t-il politique, là où entrent en jeu des considérations de parti-pris, de rivalités ou de pouvoir; risquant d’orienter à nouveau les Pays d’en Haut sur une mauvaise voie? Pour Rousseau, pessimiste, les décideurs d’aujourd’hui, ministres et autres, «ont souvent la science d'état » et «croiraient déchoir s'ils demandaient l'avis de spécialistes triés sur le volet».

Mise à jour : Concernant l’exploitation de la forêt, la diffusion du film L’Erreur boréale en 1999, dans lequel Richard Desjardins allait dans le même sens que Rousseau, a amené la création de la Commission Coulombe en 2003 et l’adoption de la Loi sur l’aménagement durable du territoire forestier en 2010. «Cette dernière a marqué un changement radical avec plus d’un siècle d’histoire alors que l’industrie forestière a perdu toute responsabilité dans l’aménagement des forêts publiques du Québec.»  La forêt à coeur

En même temps, Nature Québec réclamait, ni plus ni moins, que la reconstruction de la forêt de feuillus, celle dans laquelle est située la majeure partie de la population de nos Laurentides. Nature Québec

Par Carl Chapdelaine

Biogéographie laurentide,       Aménagement durable des forêts, MFFP

Marcher, pédaler…

Claudine Barry, du Réseau de veille en tourisme, rapporte les résultats d’une étude intitulée : Portrait de la pratique du plein air par les Québécois, réalisée par la Chaire de tourisme Transat pour Vélo Québec, le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec (MEES) et de nombreux autres partenaires.

Le vélo, la randonnée, suivis de la raquette, viennent en tête de classement parmi «ces activités physiques pratiquées dans un rapport dynamique et respectueux avec les éléments de la nature». Chaque individu actif dans l’une de ces activités pouvait aussi en pratiquer une autre. Si le tiers de ce groupe s’adonnait à la raquette, le quart était adepte du canot. 2% seulement pratiquaient leur sport en groupe organisé.

Les analystes mettent de l’avant quatre éléments mentionnés par les adeptes pour favoriser la pratique de telles activités de plein air:
• «Le développement de forfaits de plein air;
• l’accessibilité pour les familles;
• la possibilité de louer du matériel;
• la communication à propos de l’offre existante.»

Réseau de veille en tourisme

Par Carl Chapdelaine

Motoneiges au Mont-Tremblant

Face aux revendications de Saint-Donat et autres intéressés, Québec accorde, pour cette saison, une «autorisation conditionnelle et exceptionnelle» aux motoneigistes d’utiliser le sentier Caribou du parc reliant Saint-Donat à la ville de Mont-Tremblant.
Vitesse maximale 50 km/h; arrêts le long des 28 km du parcours interdits, de même que les motoneiges avec moteur à deux temps, plus polluants. Cette dernière restriction ne fait évidemment pas l’affaire de plusieurs motoneigistes, rapporte le journal Accès. Curieux compromis entre protection de l’environnement et développement économique régional auquel nous habituera probablement le gouvernement de la CAQ.

En même temps, un «comité de travail spécial» de la Conférence administrative régionale a été mis sur pied pour faire le point sur la question; il devait accueillir des intervenants issus du milieu et soumettra un rapport d’ici la fin du mois. Mais comment en venir à un consensus face aux mises en garde au gouvernement préalables des organismes de défense de l’environnement? MFFP,  Journal Accès

Par Carl Chapdelaine

La motoneige dans les parcs ?

Privé de son sentier depuis nombre d’années et affirmant que cet or blanc est vital pour l'économie locale qui souffre de la situation et qui voit des commerces fermer, un club de motoneigistes demande au nouveau gouvernement à Québec de tenir son engagement de permettre aux adeptes de ce sport de traverser le parc du Mont-Tremblant.

Dans son édition du 26 novembre dernier, La Presse.ca explique la position des motoneigistes : «Le Club motoneige Saint-Donat, la chambre de commerce locale et le maire du village réclament du gouvernement caquiste qu'il remplisse sa promesse de rouvrir le parc du Mont-Tremblant aux motoneigistes. Mais il n'est pas question de hors-piste ni d'ajout de sentiers, mais plutôt d'emprunter une route où circulent déjà tous les autres véhicules motorisés neuf mois par année. On lit dans le journal, qui reprend un article de L'information du Nord Saint-Agathe, que : «Le 31 août dernier, la Coalition avenir Québec s'était engagée à rouvrir le sentier Caribou qui traverse le parc du Mont-Tremblant.» La presse rapporte que la réglementation interdisant l’accès de ces véhicules dans les parcs nationaux remonte à l’an 2000. lapresse.ca.

La Fédération des clubs de motoneigistes du Québec, qui appuie la démarche du club de Saint-Donat, rappelle que la motoneige est interdite dans les parcs nationaux et les réserves écologiques du Québec. Elle admet par ailleurs que la renaissance du hors-pistes, face à la pratique dans les sentiers (le cas ici), peut avoir un impact négatif accru sur la flore, la faune et les autres usagers. C’est que, déjà, la superficie des espaces fréquentés est largement plus importante.

Et les environnementalistes montent aux barricades. Dans un communiqué du 26 novembre dernier, la directrice générale du Conseil régional de l’environnement des Laurentides (CRE-Laurentides), Mme Anne Léger, affirme : « La motoneige et la protection des milieux naturels sont deux éléments tout simplement inconciliables. » Alors que son président, M. Philippe Roy, rappelle que : « On a investi des millions de fonds publics pour créer des voies de contournement afin de protéger les écosystèmes du Parc. Rien ne justifie de menacer l’intégrité de la plus grande aire protégée de notre région. » Cre-Laurentides

Devant les revendications des motoneigistes et l’opposition des inconditionnels protecteurs de l’environnement, appuyés par les partis d’opposition à l’Assemblée nationale, quel rôle jouera la nouvelle ministre de l’environnement, Mme MarieChantal Chassé, dont on ne connaît pas d’implication antérieure dans le domaine qu’elle doit protéger, et qu’en pense notre députée caquiste d’Argenteuil, Mme Agnès Grondin, qui, au contraire, a dirigé pendant dix ans le CRE-Laurentides?

Par Carl Chapdelaine

Corridor, chiens, vélos

Le 20 juillet dernier, Wentworth-Nord a autorisé la promenade des chiens sur la voie partagée du Corridor aérobique. La MRC toutefois ne le permet pas au-delà, c’est-à-dire entre Montfort et Morin-Heights.
Chiens et vélos ne s’entendent pas toujours et leur rencontre constitue une cause d’accidents parfois tragiques. La rue du Chemin-de-fer, où se côtoient souvent les amateurs des uns et des autres, ne fait pas exception à la règle. Ceux qui y promènent leur chien connaissent assez bien le problème.
Ne prenez pas de chance; tenez votre chien en laisse courte et ayez des yeux derrière la tête pour surveiller les silencieuses bicyclettes… Et vous, cyclistes, ralentissez encore davantage à la vue d’un toutou en balade sur la voie.    En randonnée avec son chien             Réclamation de 150 000$                             C.C.

Kayaks au Pavillon

Ça y est, les kayaks de la Coop des 4 pôles à Montfort, qui avaient dû plier bagages en même temps que cette dernière, ont été remplacés grâce à votre générosité…
A défaut d’une roulotte appropriée, elle aussi envolée, ces rutilantes embarcations neuves sont religieusement garées dans la nef du Pavillon. Voilà de nouveaux fidèles dont pourra s’enorgueillir notre propre Centre multi-activités recréé.

Par Carl Chapdelaine

Visite au CIEL

Par cette journée très chaude de la Fête du Canada, il faut enfourcher sa bicyclette en matinée pour rejoindre Lac-des-Seize-Îles par le Corridor aérobique. Une bonne dizaine de kilomètres en pente très douce jusqu’à destination; mais où il faut se méfier d’une surface qui passe de la terre battue, parfois crevassé, au gravier inquiétant.* Mais vous pouvez aussi y aller en auto. Il y aurait une alternative à notre programme : prendre la navette aller-retour sur le lac des Seize-Îles, à 10h 30, ou visiter le nouveau musée du Centre d’Interprétation des Eaux Laurentiennes (CIEL), à l’hôtel de ville; s’il est ouvert en ce dimanche de fête. CIELLe CIEL.

La navette est bien au quai; même si le capitaine n’y est pas encore visible à 10h 15. Une résidente de l’endroit nous indique quand même la direction de l’hôtel de ville, tout près, tout en nous vantant la visite du musée. (Le village n’est pas plus grand qu’un mouchoir de poche). Par miracle, la porte de cet impressionnant immeuble est débarrée et un jeune nous salue dès notre arrivée au local perché à l’étage. Cette visite aura finalement été notre choix. L’aimable guide nous écoute religieusement; puis, nous avoue que, étant anglophone, il n’a pas pu exactement comprendre ce que nous lui avions dit… Mais il semble déterminé à vite corriger la situation.

Au départ et devant une série de pierres extraites des environs et arborant des formes plus que surprenantes, ses explications nous seront précieuses. L’une de ces dernières n’est ni plus ni moins que volcanique; elle ne date pas d’hier, c’est certain! Ses voisines ne sont guère plus jeunes et témoignent toutes du passé bien plus que millénaire de nos collines et de ses fonds lacustres.

Puis apparaissent pointes de flèches, vases et autres, probablement tous retrouvés au fond du lac des Seize-Îles ou dans les autres lacs de la région. Ils témoignent de la présence des Algonquins, peuple autochtone nomade qui occupait ce vaste territoire avant l’arrivée des Blancs. Nous nous arrêtons évidemment devant deux petits vases en forme de bol à rebord; l’un a 500 ans, l’autre 700, avons-nous vu en quelque part. Le premier est huron, l’autre iroquoien. Voici donc, parmi ces artefacts fascinants, un élément de «poterie préhistorique qui fut découverte intacte au fond du Lac-Des-Seize-Îles en 2013… notre petit vase huron à nous!» Et leur présence en un territoire éloigné de leurs auteurs nous interroge.

M. Jean-Louis Courteau, le président de CIEL arrivé entretemps et que nous avions connu lors de la présentation de l’Association Lac Laurel sur le myriophylle à épi à Laurel, prendra la relève du jeune guide pour répondre à nos questions et nous faire à nouveau basculer dans ces temps préhistoriques. Lorsque nous lui demandons pourquoi le vase iroquoien exposé est entier alors qu’il a été retrouvé en deux morceaux, il nous avoue qu’il s’agit d’une réplique.  En effet, tous les artefacts préhistoriques repêchés au fond d’un cours d’eau sont la propriété du gouvernement fédéral et doivent lui être remis. Il serait cependant possible d’emprunter le vase original pour une période limitée.

L’exposition comporte aussi plusieurs artefacts relevant du passé plus récent du village. Ainsi, devant une pièce toute rouillée et qui nous semblait être une corne de brume, il nous indique que c’est plutôt le klaxon d’une Studebaker erskine 1929. (Ils étaient fabriqués à Paris, nous précise M. Courteau.) Cette auto, que l’on aurait munie de genre de skis à l’avant, roulait sur la glace du lac lorsque cette dernière commença à céder. Laissez-vous raconter cette histoire par une vidéo disponible sur le blog de CIEL.

Suivait une collection d’une centaine de bouteilles, de toutes les époques; et nous avons promis d’apporter un bouchon de carton servant à boucher les pintes de lait de notre enfance, si nous pouvions en retrouver un neuf parmi nos traîneries. Ils sont certes plus rares que les bouteilles elles-mêmes.

Une intéressante partie de cette exposition, déjà appréciée par nombre de visiteurs, principalement des villégiateurs installés au lac, consiste en ces grands panneaux descriptifs qui nous situent dans le temps et y inscrivent la place de ces artefacts et autres éléments. 

Par ailleurs et nous rappelant au présent, un bout de myriophylle à épi pousse tranquillement dans un petit aquarium du musée. M. Courteau nous expliqua que, advenant son introduction, les risques de voir le lac Saint-François-Xavier couvert par cette plante aquatique envahissante étaient peut-être réduits du fait que la clarté de l’eau, selon son observation de plongeur, y laisse à désirer. Au lac des Seize-Îles, il a pu voir le disque de Secchi jusqu’à 8 mètres de profondeur à certains endroits; tandis qu’au lac Saint-François-Xavier, les observations de l’Association du lac donnent une moyenne de quatre mètres, avec une tendance actuelle à la baisse. De cette constatation et de la nécessité quand même pour la plante de recevoir la lumière du soleil, son aire d’extension pourrait se limiter à longer les berges du lac et à coloniser les endroits peu profonds.

Il nous dit aussi que, après donc avoir plongé dans ce lac pour tenter d’y faire des découvertes sur le fond, la quantité de sédiments (surtout de la vase probablement; mais aussi tous les résidus de la drave et du sciage du début du dernier siècle, sans compter sable et gravier provenant des routes et de leur entretien), ajouté à ce manque de transparence, lui a empêché toute observation. En fait, il a quand même pu constater que ce qu’il a qualifié de périphyton (en profondeur assurément) y mesurait jusqu’à environ 30 cm. Nos propres observations du périphyton dans une profondeur située entre un et deux mètres, selon le protocole du RSVL, nous amenaient au contraire à croire que, sous sa forme de tapis/film, il ne semblait pas très épais. Et sous sa forme de filaments, celle à laquelle faisait sûrement allusion M. Courteau, nous n’en n’avions pratiquement pas observé.  

La profondeur respective des lacs ici considérés et les autres variables hydrologiques doivent bien jouer un rôle d'importance dans ces différences. Ainsi, la navigation motorisée pourrait bien remettre en circulation les sédiments accumulés sur le fond du lac Saint-François-Xavier; ce qu'elle a peu de chance de provoquer au lac des Seize-îles. 

Nous étions certes impressionné par l’existence de ce musée et par tout le travail accompli par ces passionnés altruistes. Il sera ouvert du vendredi au dimanche pendant toute la belle saison. Et si vous voulez en apprendre davantage sur les plantes aquatiques, le contrôle du myriophylle à épi et bien plus, ne manquez pas la conférence bilingue du Dr Richard Carignan et de Mme Anne Léger, la directrice générale du Conseil régional de l’environnement des Laurentides (CRE), à la même adresse, le samedi, 4 août prochain, à 13 h 30. «Les plantes aquatiques, envahisseurs et alliés», une présentation d’Arts et Culture Lac-des-Seize-Îles et du CIEL.

*Le vélo de ville, qui ne se vend même plus dans certaines boutiques spécialisées des Laurentides, n’était probablement pas le plus approprié ici…

Par Carl chapdelaine

Consultation sur les sentiers, compte-rendu

Tenue au Centre communautaire de Laurel par la municipalité de Wentworth-Nord, le 8 juin 2018, et présidée par le conseiller Eric Johnston.

Les citoyens y étaient invités à «échanger avec les élus et la direction générale sur l’utilisation future des sentiers non motorisés …».

Nous avons noté les points suivants, en rapport avec la liste émise par la directrice générale, Mme Sophie Bélanger:
1.        Rajoute-t-on des sentiers? Où?
2.       Les sentiers abandonnés méritent-ils d'être réhabilités?  
3.       Quelles seraient les opportunités sur lesquelles nous pourrions miser suite à la coupe forestière prévue en 2019 (à l’est du lac Notre-Dame)?
4.       La Municipalité a-t-elle tout l'équipement et la main-d’œuvre pour l'entretien des sentiers?
5.       Devrions-nous poursuivre le lien entre Laurel et Montfort qui est partiellement achevé?
6.       Comment pouvons-nous connecter le réseau au Corridor aérobique (ou éviter la partie partagée)?
7.       Autres points?

Des cartes du réseau actuel de sentiers étaient présentées pour consultation.1 Le détail des coupes forestières pour l'année 2019 fut aussi projeté à l’écran.

M. Johnston allait rappeler que l’on voulait impliquer les citoyens dans le choix des orientations à privilégier. Mais, il soulignait aussi que la clientèle visée par la politique de la Municipalité sur la pérennisation des sentiers était avant tout constituée des résidents de Wentworth-Nord. Les personnes intéressées pourront poser des questions tout au long de la présentation, soit pour demander des éclaircissements, soit pour interroger les intervenants. Le conférencier refuserait toutefois de commenter quelques situations relevant de la précédente administration.

D’entrée de jeu, M. Johnston montrait une première diapositive où s’affichait «Politique de protection des sentiers». Il se référait à la «Politique de protection et d’accès des sentiers» de la MRC des Pays-d’en-Haut2.

Un règlement de protection des sentiers existe depuis 2016, rappela-t-il. Le secteur Est de la Municipalité était depuis déjà des temps lointains couvert de sentiers dont certains peuvent ainsi être qualifiés de patrimoniaux. Mais, comme à l’échelle de la région, plusieurs ont souvent perdu quelques sections ou ne sont plus totalement accessibles. Récupérer ces sentiers fait donc partie de la politique à retenir.
La MRC a statué que l’activité récréotouristique favorise l’économie régionale. Mais cela ne vaut pas vraiment pour les villages de Wentworth-Nord, explique M. Johnston. Il avouera cependant que cet aspect n’était pas la seule motivation de la MRC dans sa promotion des sentiers.

Des coupes de bois sont prévues dès janvier 2019 à l’est du lac Notre-Dame. Il en résultera le chargement de plusieurs centaines de camions qui sortiront par le chemin Jackson. 40% des coupes prévues sont dites «jardinières», et il ne serait pas prévu de replanter; la nature sera donc chargée de rétablir la forêt. Les sentiers enregistrés sont protégés de ces coupes. Pour la Municipalité, ce sera peut-être une voie à retenir pour assurer la protection des sentiers à l’avenir, voire même de truffer un secteur de sentiers enregistrés pour rendre la coupe de bois impraticable.

Quelqu’un signalera que des véhicules tout terrain empruntent à l’occasion des sentiers et peuvent ainsi les endommager sérieusement. Cette pratique est interdite, répondra le conseiller. D’autres problèmes surgissent, comme l’opposition de certains propriétaires à voir traverser leur propriété par un sentier. Certains sentiers sont plus axés sur les sports d’hiver et traversent des lacs, ce qui les rend impraticables en été. Faudra-t-il trouver une solution dans ce cas?

Le secteur de Montfort est donc actuellement privilégié par la présence, ancienne et récente, de nombreux sentiers. Les exemples présentés et les questions de la salle relèveront pour la plupart de ce secteur, ce qui amènera une réaction des résidents de Laurel, et encore plus de ceux de Saint-Michel, qui ne veulent pas être laissés pour compte. Le conférencier ainsi que le conseiller André Cliche préciseront que la consultation n’est pas restrictive et que l’on ne voulait oublier personne.

Le sentier des Orphelins ne sera plus entretenu en hiver, car il est trop difficile pour les skieurs, précise M. Johnston en réponse à notre interrogation. Il n'a cependant pas été fait mention des fat bikes que la Coop des 4 Pôles louait au pavillon de Montfort et qui pouvaient y circuler en hiver. Leurs amateurs auront donc vu ce circuit retiré de la carte. Le Refuge sera rouvert; il y a actuellement un problème de propriété foncière à régler pour ce faire. Nous avons cru entendre, de la bouche de la directrice générale, que la révision cadastrale aurait également brouillé quelque peu les cartes autour du tracé actuel du sentier ou du Refuge.

Le conseiller donne l’assurance que la Municipalité va veiller à maintenir l’actif que représentent les sentiers. Elle va aussi bientôt avoir officiellement la charge de l’administration de sa partie du Corridor aérobique et du Pavillon de Montfort. Mais comment va-t-elle s’acquitter de l'entretien de tous ces sentiers? M. Johnston indique qu’elle a déjà des employés à l’œuvre pour leur entretien, mais qu’il faudra l’aide des bénévoles (les corvées). Et comment pourra-t-elle concilier la satisfaction de ses commettants tout en remplissant le mandat récréotouristique reçu de la MRC pour la prise en charge du Pavillon et de l'entretien du Corridor aérobique comme de la Montfortaine?

Et la promotion du Belvédère et du thème de l’interprétation de la nature rattaché au sentier des Orphelins? Ce dernier aspect n’est certes pas négligeable, laissera-t-on voir. Mais, pensons-nous, comment une promotion de ce double attrait, limitée aux résidents de la Municipalité, parfois très éloignés de ces lieux, pourrait-elle suffire à rentabiliser ces atouts et à remplir un devoir de partage social et d’éducation dont nous ne devrions pas moralement nous dissocier?

Pour ce qui en est du problème du partage de la voie du Corridor aérobique entre autos, vélos et piétons, si nous avons bien suivi la présentation, on étudie des avenues, notamment en cherchant à voir l’ouverture des propriétaires fonciers à participer éventuellement à la solution… On semble encore bien loin ici d'une réponse cependant.

M. Roger Ponce interroge le conférencier : Et La Montfortaine?  Elle sera toujours entretenue comme il se doit, fut le sens de la réponse.

Pourquoi ne pas remettre sur pied le Comité plein air qui travaillait sur la question des sentiers à l’échelle de la Municipalité, demande l’ancienne conseillère, Mme Louise Gour? Elle fut appuyée par d’autres. (Ce comité était «constitué de représentants de chacun des secteurs géographiques intéressés par les sentiers motorisés et non motorisés.»  Il avait pour tâche l’obtention «d’autorisations des propriétaires concernés et d’un consensus de tous les organismes et clubs impliqués». Il devait éventuellement «concevoir et gérer le balisage des sentiers et leur entretien, en collaboration avec la Municipalité et avec la Coopérative des 4 Pôles.») Réponse : Pourquoi pas?

Comment se comporter sur les sentiers à multi-activités? Il y a des cyclistes qui roulent beaucoup trop vite sur la voie partagée du Corridor aérobique, se plaignit une résidente du Chemin-de-fer. Chaque usage, chaque usager, doit respecter les autres; c’est une première règle. Mais, il s’agit d’humains et il peut y avoir défaut de conscience ou de jugement. (La limite de vitesse pour les cyclistes, récemment affichée à l'entrée ouest du Corridor, près du km 12, est de 22 km/h).

Et l’impact sur la faune? Il est bien de sillonner le territoire de sentiers, de créer des corridors pour les humains; et ce faisant de le protéger des coupes forestières. Mais ne chasse-t-on pas par la même occasion la faune qui l’occupe, et principalement les prédateurs, dont les loups, qui en assurent la régulation?

À une question sur la diffusion de l’information, comme celle véhiculée lors de cette présentation, M. Johnston annoncera que la Municipalité va se doter d’un nouveau site internet qui devrait permettre d’améliorer ce point. (Oui, de l’information pour tous; on en réclame!)

1.  Carte des réseaux de sentiers    

2. Politique des sentiers

Note : Dans une salle pleine et où l’anglais côtoyait le français, certaines questions ne sont pas parvenues jusqu’à nos oreilles et les réponses qu’elles ont pu recevoir nous ont été incompréhensibles. Les questions en anglais touchaient surtout la difficile cohabitation sur le Corridor, nous apprend-on. Nos excuses donc pour ces omissions ou les autres de ce compte-rendu.

Carl Chapdelaine

Consultation sur les sentiers

La Municipalité invite les citoyens à «échanger avec les élus et la direction générale sur l’utilisation future des sentiers non motorisés». Cette consultation aura lieu vendredi, le 8 juin 2018, à 19 h, au Centre communautaire de Laurel. Nous saluons cette initiative et pensons que cet appel à tous puisse, à la fois, générer de bonnes idées et impliquer les citoyens dans le choix des orientations à privilégier.

Dans la liste des points qui seront abordés, émise par Mme Sophie Bélanger, et qui touchent sans doute au premier plan les résidents des environs du lac Saint-François-Xavier, il est fait mention du Corridor aérobique et du problème de sa voie partagée.* Celui qui trouvera la réponse à ce casse-tête méritera certainement une mention spéciale…

L’avenir du sentier des Orphelins n’y est cependant pas spécifiquement indiqué. N’aurait-il pas été préférable ici qu’une telle consultation ait eu lieu avant la prise en charge des opérations sur ce sentier par la Municipalité et que ne soient décrétés la fermeture du Refuge et l’abandon de son entretien, du moins au cours de l’hiver dernier? Pour ce qui en est du sentier La Montfortaine, ses lettres de noblesses lui assurent probablement un avenir toujours prometteur.

À côté de la Municipalité, la Coop des 4 Pôles avait investi dans l’entretien et la promotion du sentier des Orphelins, à l’aide de brochures, de cartes, d’espace sur son site internet, etc.; un travail à notre avis hautement professionnel et parfaitement réussi, à un coût avantageux. Tout est-il maintenant à refaire? L’avenir de ce sentier mérite aujourd’hui toute notre considération.

De mémoire, le choix de créer un sentier d’abord axé sur le vélo de montagne et plutôt difficile pour les autres usages, n’a pas été fait suite à quelque consultation préalable de la population locale et n’est probablement toujours pas compris par la majorité. Mais tous s’accorderaient, pensons-nous, pour dire qu’il s’agit d’une remarquable réalisation municipale. À la fois sentier récréatif et d’interprétation de la nature, avec point sublime d’observation de notre paysage et refuge unique, cette coupe en pleine forêt est assurément devenue un trésor à protéger autant qu’à faire davantage connaître. La création du sentier des Orphelins était en tout cas en conformité avec la volonté exprimée par l’Association du lac Saint-François-Xavier, reprise par les autorités municipales et par d’autres porte-paroles de la collectivité de l’époque, de consacrer le territoire parcouru, ces «terres orphelines», en espace vert.

À première vue, le retour en arrière ne semble donc pas la meilleure solution. Ne faut-il pas maintenant tâcher de tirer le meilleur parti de cette structure?

L’une des questions qui était rapidement venue à l’esprit de certains de ses usagers, était la double vocation, apparemment contradictoire, d’y voir à la fois circuler des randonneurs et des vélos dont on se demandait comment ils allaient pouvoir, en descendant ses côtes abruptes et pas toujours annoncées, éviter les premiers, distraits par la beauté de l’environnement ou plongés dans leurs efforts de marche. À part l’attribution de vertus de prévenance aux amateurs de vélo de montagne et une fréquentation plus que modérée, on aimerait bien avoir une idée plus claire du danger ou non impliqué. Des dilemmes semblables se posent pour les activités hivernales susceptibles d’y être pratiquées.

Le sentier des Orphelins demande un effort d’entretien certain. À eux seuls, l’hiver et les orages ne sont certes pas sans laisser branches couchées et profondes cicatrices dont les corvées, jadis orchestrées de main de maître par le directeur de la Coop, M. Frédéric Hérault, viendraient parfois difficilement à bout. L’intrusion du chemin du Lac-Thurson dans son segment est l’a également défiguré. Sa fréquentation hivernale, vu entre autres l’absence des villégiateurs d’été au lac, pose probablement nombre de défis supplémentaires pour ce sentier; mais nous laisserons ici ceux qui le sillonnent à skis, en raquettes ou en fatbike se prononcer sur cette situation propre. Y faire du ski y est, de notre avis en tout cas, déjà réservé aux plus hardis.

Le volet d’interprétation de la nature du sentier des Orphelins, avec son barrage de castors, sa tourbière, ses marais, ses panneaux descriptifs de la faune ou de la flore, nous semble méconnu; il mérite pourtant ses titres de noblesse et aurait droit à plus de promotion. La vue du Belvédère, judicieusement placé, ne doit pas davantage être réservée à quelques privilégiés qui connaissent son existence et le panorama qu’il nous laisse découvrir.

Un projet de quai public à la tête du lac Saint-François-Xavier, à l’endroit où le Sentier passe entre sa source, venant du Lac-à-la-Croix, et le lac même, avait été imaginé par la Coop puis relégué aux oubliettes. Il aurait permis aux pagayeurs et rameurs, venus parfois de jusque qu’à l’autre bout du lac avec leur embarcation non motorisée, de s’amarrer et de mettre pied sur le Sentier. L’accès à cette section du lac, très peu profonde et totalement couverte de plantes aquatiques, n’est envisageable qu’à ce type d’embarcation. Ce projet devrait, selon nous, toujours faire partie des orientations à être envisagées.

Mais pour ce dernier projet comme pour l’avenir du Sentier lui-même, toute la controverse entre partisans de l’interdiction d’attirer les visiteurs, particulièrement sur le lac, et ceux qui leur accordent le droit de fréquentation, comme prescrit par la loi de l’accès à l’eau, refait surface. (À l’origine, la Municipalité et la MRC voulaient que le secteur de Montfort, avec son pavillon, devienne une destination récréotouristique privilégiée.) C’est sans compter que l’infrastructure de stationnement et un accroissement de la circulation routière, entre autres, en plus du danger d’introduction d’espèces envahissantes lorsqu’il s’agit d’embarcations venues d’ailleurs, créent toujours problème.

En tout état de cause, nous pensons que les usagers des sentiers, à côté des experts, soient peut-être parmi les mieux placés pour amener les suggestions porteuses de solutions. Eux, comme la plupart des résidents, n’ont cependant pas toutes les données qui leur permettraient de bien évaluer si tel ou tel sentier existant ou projeté est bien adapté aux fins pour lesquelles il a été ou sera créé. Le sentier des Orphelins aurait-il pu, malgré la topographie des lieux, être plus court et plus abordable pour le simple promeneur, voire constituer une longue voie de contournement susceptible de remplacer la section récréative de la voie partagée du Corridor aérobique?

Le Corridor aérobique. Y a-t-il un autre passage envisageable, parallèle à la rue du Chemin-de-fer, pour un tel corridor? Pour se prononcer ici, il faut déjà avoir une bonne connaissance des titres de propriété foncière du secteur, des normes qui gouvernent la construction d’une rue ou celle d’une telle voie. Les restrictions environnementales propres à l’environnement d’un lac ajoutent à la complexité du problème. Enfin, toute nouvelle construction de route ou de sentier d’envergure nécessiterait l’autorisation et l’apport financier des gouvernements supérieurs. Cette participation ne viendrait pas sans une plus grande ouverture à la fréquentation régionale et même d’au-delà.

Côté connexions entre sentiers, il faut rappeler que les deux entrées ou sorties du sentier des Orphelins donnent sur le Corridor aérobique. Il est aussi connecté à un sentier longeant le Lac-à-la-Croix jusqu’au Domaine du lac Saint-Victor et, nous semble-t-il, à un autre sentier privé du même domaine. Quelques autres sentiers méconnus permettent également peut-être certaines connexions, dont l’un est maintenant emprunté par le nouveau chemin du Lac-Thurson. Ce dernier permettait de rejoindre le chemin des Montfortains ou le lac Wheeler. Le nouveau chemin a, bien évidemment, bloqué la voie à tout sentier de randonnée partant du lac Saint-François-Xavier, et coupé aussi tout corridor faunique entre deux secteurs boisés. Il faudra bien calculer pour recréer les connexions antérieures maintenant disparues.

Créer d’autres sentiers, réhabiliter ceux qui ont été abandonnés, profiter de nouvelles routes forestières pour quadriller davantage un environnement encore vierge? Déjà, une étude préalable de la fréquentation par la faune du territoire s’impose ici. Il n’est pas envisageable de forcer le déménagement d’une faune déjà passablement perturbée par l’habitat envahissant de la population. Si le concept de corridor entre nos différents villages ou lacs est intéressant pour nous, il est encore plus important pour une certaine faune. Celle de Wentworth-Nord ne pourra pas éternellement s’adapter à l’empiètement que nous lui imposons. Le départ des grands prédateurs débalance également l’équilibre écologique existant; phénomène qui ne nous est plus étranger, même dans nos plus urbaines banlieues.

*Avis de consultation publique

Carl Chapdelaine

Le «Droit d’occuper» sur Chemin-de-fer

Note : Cette présentation ne peut que refléter la compréhension par le soussigné des événements, écrits ou propos échangés. Elle ne garantit pas la véracité des diverses affirmations qu’elle peut contenir et n’engage en rien les personnes ou organismes impliqués.


Historique

L’ancienne voie ferrée a servi de route d’accès aux propriétés existantes dès son retrait dans les années 60, tandis que des structures, stationnements ou autres, ont pu être installées sur ce qui était l’emprise de cette voie appartenant au gouvernement. (Dans nos villes, les propriétaires empiètent sur l’emprise municipale des rues et trottoirs pour leur propre accès, pour leur clôture, muret, leur aménagement paysager, etc. Ce genre d’aménagement est généralement admis, mais la ville se garde le droit d’exiger leur retrait aux frais du propriétaire.) Une cinquantaine d’années plus tard, le fait de circuler ou de se construire dans la zone maintenant ‘enclavée’, en raison du statut du Corridor aérobique, est remis en question par les autorités gouvernementales. L’existence d’une véritable route d’accès est parallèlement devenue un prérequis à l’obtention d’un permis de construction municipal. Les propriétaires touchés, qui n’avaient souvent jamais imaginé perdre ce qu’ils prenaient pour leurs droits, sont consternés, d’autant plus lorsque leur installation soit antérieure à la création de cette voie récréative.

En novembre 2014, la majorité de ces propriétaires recevraient une lettre de la MRC en rapport avec cette nouvelle situation. [En mai 2012, la Direction des Laurentides-Lanaudière du ministère des Transports du Québec (MTQ) avisait la municipalité de Wentworth-Nord ainsi que la MRC des Pays-d'en-Haut que « ... la circulation automobile sur cette infrastructure récréative de largeur limitée compromet la sécurité des activités récréatives gérées par la MRC. … Dans cette optique, nous requérons de votre part un plan d'action réaliste d'ici le 15 octobre 2012 ». (Toutefois,) la MRC des Pays-d'en-Haut tout autant que la municipalité de Wentworth-Nord … ont été en mesure de démontrer … qu'un ancien ministère (MLCP) était à l'origine de l'utilisation en voie partagée d'une partie de cette ancienne emprise ferroviaire abandonnée au cours des années soixante.

Après quelques échanges … le MTQ s'est montré ouvert à l'installation (suggérée) de deux (2) barrières fixes avec cadenas et d'une barrière automatisée au croisement de la rue Chemin-de-Fer et du chemin Newaygo afin de restreindre la circulation automobile aux résidents de cette section du corridor aérobique au lieu de l'interdire tout simplement comme le souhaitait initialement le MTQ dans sa missive du 12 mai 2012. … il y a lieu de mentionner que la MRC des Pays-d'en-Haut et la municipalité de Wentworth-Nord travaillent en étroite collaboration en vue de permettre l'émission d'une « permission d'occuper» renouvelable annuellement, qui viendrait en quelque sorte officialiser le droit de circuler sur cette partie du corridor aérobique pour ses résidents et leur famille,…»] Cette émission d’une permission d’occuper, renouvelable annuellement, n’aurait pas encore été concrétisée par document, comme le réclament les propriétaires.

[«En contrepartie de l'émission d'un tel droit de circuler, la MRC des Pays-d'en-Haut et la municipalité de Wentworth-Nord ont convenu de l'établissement d'une tarification annuelle à être perçue par la municipalité en vue de couvrir les frais de déneigement et d'entretien estival de la rue Chemin-de-Fer. … pareille solution de compromis … répond à la fois au désir du MTQ de sécuriser davantage ce corridor récréatif pour ses usagers (cyclistes, marcheurs ... ) tout en y permettant une circulation automobile restreinte aux résidents de ce secteur.]1

Le conseiller municipal de l’ancienne administration, M. André Soucy, avait écrit dans le Bulletin automnal de 2014 de l’ALSFX : «Une demande a été faite auprès de Transports Québec pour faire reconnaître le droit des résidents construits le long du Corridor aérobique et du Chemin de Fer d’utiliser cette voie.»2

Mais les propriétaires concernés réclament aujourd’hui une permission d’occuper permanente, inscrite dans la réglementation.


Est vs Ouest sur Chemin-de-fer pour le droit d’accès

Ce que ne nous précisait pas la lettre de la MRC, en accord avec l’ancienne administration de la Municipalité, c’est que ce droit de circuler ne s’appliquerait qu’aux résidents desservis par la dernière section de la rue du Chemin-de-fer (la voie partagée) i.e. celle située à l’ouest de la barrière. Ceux situés à l’est, notamment sur les rues Docmanov et Mount (à l’est du pont de Newaygo), n’y auraient pas droit, tel que mentionné par le maire A. Genest à la séance municipale du 11 décembre 2014. L’accès à leur propriété devrait se faire par la nouvelle route projetée, le chemin du Lac-Thurson, maintenant complété, et non pas par le Corridor aérobique. La consternation est donc à son comble pour ces propriétaires qui ne se seraient pas prévalu de cette proposition et que le chemin ne rejoint donc pas. La voie d’eau, lorsqu’elle leur est accessible, resterait-t-elle leur seul moyen de transport?

La plupart des maisons à l’est de la barrière auraient été construites depuis 1975, avec des permis municipaux spécifiant en effet, comme pour la plupart des propriétés riveraines non desservie par une route, que leur accès serait via le lac (à vérifier). Il s’agirait d’une demi-douzaine de maisons sur le bord de l’eau et de quelques-unes sur les rues Mount et Docmanov. Suite à la prise de conscience du sérieux de leur situation, une poignée de propriétaires de ces maisons auraient requis les services d’avocat pour défendre leur revendication d’accès via le Corridor aérobique, si nous ne faisons pas erreur.


Droit d’occuper ou de construire

Que valent maintenant leur propriété et leurs terrains à bâtir s’il y a lieu? Ceux qui se sont construit dans un passé moins lointain commencent à regretter leur choix. «Avoir su!» ; et pour ce qui en est de songer à vendre, les perspectives sont plutôt sombres. Et ici, une permission d'occuper, renouvelable annuellement, ne fait pas le poids dans un contrat de vente. Un terrain aurait déjà été vendu; mais la transaction gelée devant l’impossibilité d’obtenir le permis de construction. La situation est la même du côté ouest de la barrière, le long du bassin de Newaygo. Ces terrains devenus invendables/inutilisables ne sont plus, pour leur propriétaires, que sources de perte nette en taxes à la Municipalité et à la MRC. Et comment envisager des poursuites coûteuses contre l’administration alors même que vos actifs, parfois vos seules véritables ressources, viennent de perdre de leur valeur?

Les propriétaires concernés réclament donc, de la MRC et du Ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l'Électrification des transports (MTMÉ), un droit d’occupation et de circulation permanent. Leur nouveau conseiller municipal, M. David Zgodzinski, mènerait la croisade avec l’appui majoritaire du conseil de Wentworth-Nord. Mais si le MTMÉ laisse la gestion de la voie partagée à la MRC, il ne lui accorde probablement pas pour autant le loisir de répondre favorablement aux revendications des propriétaires, ni de juger de la propriété du terrain ou d’en aliéner toute parcelle.


La vocation de la voie partagée

Pour le MTMÉ, la vocation récréotouristique du Corridor aérobique doit prévaloir; l’approche de la MRC semble aller dans le même sens. Une piste linéaire ouverte donc à tous, résidents ou visiteurs, et qui doit même assurer avant tout, selon le MTMÉ, la sécurité des usagers aux fins récréotouristiques.

Le point de vue largement exprimé par un regroupement informel de résidents de Newaygo, et dans lequel l’on retrouve probablement le motif principal de l’expulsion de la Coop des 4 Pôles par la nouvelle administration municipale de Wentworth-Nord, est toute autre. La priorité pour eux est l’usage normal et paisible de leurs droits de résidents comme de propriétaires. La vocation et la promotion récréotouristiques au lac Saint-François-Xavier ou pour le Corridor aérobique leur sont perçues comme une nuisance. Le nouveau statut de leur secteur, devenu en contrepartie zone enclavée, n’amoindrit en rien la perception d’injustice à leur endroit.

Par ailleurs, dans son rôle de gestionnaire de la piste du P’tit Train du Nord et du Corridor aérobique, la MRC s’est fait un devoir de protéger ces derniers, notamment contre l’empiètement exercé par l’urbanisation de leur environnement à différents endroits de leur parcours. Éviter les traverses pour la circulation automobile principalement en est l’un des aspects.


Une situation à régulariser

La plupart des résidents permanents desservis par la Voie partagée sont des gens âgés, avec parfois de maigres revenus. L'accès à leur maison par véhicule leur est essentiel, tandis que leur bien-être futur peut dépendre de la valeur de leur propriété.

Par ailleurs, la MRC se doit de faire respecter la légalité. En effet, l’institution de droits et de lois nous prévient d’un développement anarchique de notre société. Mais la réalité sur le terrain est parfois bien différente, de telle sorte que certaines dérogations à ces derniers peuvent permettre de respecter la forme tout en épousant la réalité. Devant le flou entourant le statut historique des propriétés visées et de leur accès, les résidents pourraient-ils prétendre à des droits acquis d’occuper, de circuler et de construire sur leurs terrains à bâtir?
Comment se sortir d’un conflit entre l’État et le citoyen? Les résidents qui se disent lésés doivent-ils se regrouper et combattre les procédures légales par un recours en justice? S’il avait été du même ordre, le cas de la bataille perdue contre l’Hydro et les autorités supérieures à Saint-Adolphe-d’Howard ne devrait pas inciter les propriétaires et la municipalité de Wentworth-Nord à aller dans le même sens. Les résidents pourraient-ils faire appel à l’ombudsman pour faire valoir leur position?

Y a-t-il au contraire possibilité de trouver un compromis entre les positions des uns et des autres et de réécrire les conditions du droit d’occuper en y insérant les dérogations permanentes nécessaires? La MRC et le MTMÉ semblent prêts à étudier la question; mais, à la lecture de leurs réponses aux demandes de propriétaires ou du conseiller municipal, la portée d’un tel compromis de leur part semble bien limitée.

Nous a-t-il semblé comprendre de la bouche du préfet, lors de la dernière séance du Conseil des maires à Montfort, que quelque chose comme un droit restreint de construire, en fonction du maintien du nombre total d’habitations (nouvelles constructions contre maisons abandonnées ou chalets détruits et non reconstructibles) desservies par la voie partagée du Corridor, serait imaginable? Cette solution, fruit de notre imagination ou offre réelle, et à moins de quelque extension, ne répondrait probablement pas aux aspirations des résidents concernés.

La réforme du cadastre aurait un rôle à jouer, ajoutait le préfet, dans la régularisation éventuelle de la situation. Il nous semble en effet que, quel que soit le dénouement du litige actuel, il faudra bien songer à mettre au clair les titres de propriétés du secteur, les dérogations accordées, la réglementation qui devra s’appliquer sur le Corridor et tout le secteur enclavé, etc.


Position du ministère des transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports.

Selon sa Direction générale de l’expertise immobilière, dans sa réponse du 5 mars dernier à la lettre d’une propriétaire desservie par la rue du Chemin-de-fer, «le ministère des Transport a confié l’administration du Corridor aérobique à la MRC en 1996 pour son utilisation publique, principalement en tant que parc linéaire.

Le Ministère ne peut légalement accorder un droit réel (lire perpétuel) d’occuper dans ses emprises d’utilités publiques.

Sous toute réserve, les citoyens peuvent accéder à leur propriété enclavée par l’emprise du Corridor aérobique. Toutefois, la situation est compliquée par le fait que cette voie a été utilisée comme rue au cours des ans et plusieurs s’y sont construit une résidence. Certaines conditions doivent donc s’appliquer pour permettre la cohabitation sur cette voie entre les résidents et les utilisateurs du Corridor, ainsi que la sécurité de ces derniers.

Le Ministère entend participer avec la MRC à l’examen des avenues assurant l’accès aux propriétés, dans le contexte du maintien du Corridor aérobique.»


Suivi

Au dernier conseil des maires, des résidents de Newaygo auront plaidé pour le droit de circuler sur Chemin-de-fer, le droit de construire ou la permission d’occuper, etc., tout en interrogeant les autorités sur les services rendus en fonction des nouvelles taxes qu’on leur impose. M. André Genest, comme préfet aujourd’hui et maire hier, aura affirmé prendre ces questions à cœur en promettant d’amener la MRC et son interlocuteur gouvernemental à s’y pencher sérieusement, tout en rappelant en quelque sorte que le MTMÉ est maître des lieux.

Une nouvelle rencontre entre le préfet de la MRC et le Ministère est prévue pour ce mois d’avril. Contrairement à celle de 2014, on dit que le maire de Wentworth-Nord ne serait pas invité à présenter la position de la Municipalité à cette occasion. Plusieurs des résidents impliqués mettent beaucoup d’espoir dans ces promesses et la tenue de cette rencontre.

1. Lettre de la MRC aux propriétaires, du 7 novembre 2014. Objet : Situation dérogatoire- Corridor aérobique.

2. André Soucy : Projets de travaux publics pour 2014/2015, dans Le Coin du conseiller, bulletin de l’ALSFX, oct. 2014.

Plus: Nouvelles (Archives 2015)L'accès au lacNouvelles (Archives 2014).

Carl Chapdelaine

SOPAIR et vélo de montagne

Plein air en déclin

Les Canadiens, comme les Américains, pratiquent de moins en moins d’activités de plein air. Nous avons entendu, à maintes reprises déjà, des propos sur cette tendance chez les jeunes; ces derniers étant de plus en plus captivés par les ressources que recèlent leur téléphone mobile, leur ordinateur, leur téléviseur, etc.  Les adultes ne sont pas en meilleure posture. Une analyse du Réseau Veille en tourisme, par Maïthé Levasseur, intitulée «L’amour du plein air, ça s’apprend», fait le point sur la situation. 

Les parcs naturels et les sites d’activités sportives extérieures sont moins fréquentés par la population. «Le déficit nature — ou la tendance à la baisse à passer du temps en milieu naturel – est alimenté par différents phénomènes : l’urbanisation, le grand nombre de personnes peu ou pas initiées au plein air et les jeunes qui sont moins actifs qu’avant.» Ainsi, «les Canadiens passent en moyenne 90 % de leur temps à l’intérieur»; c’est plus qu’avant.


«La pratique du camping par les Canadiens selon les données du Print Measurement Bureau (PMB) est en diminution chez les jeunes adultes et les adolescents.» La pêche et la chasse n’ont plus de relève. Comme l’on pouvait s’en douter, l’habitude de profiter du plein air doit d’abord se développer dans notre jeunesse pour que, devenu adulte, notre propension à y recourir se soit maintenue. La chercheuse s’interroge sur les moyens de corriger la situation. 

La question ne peut nous laisser indifférents, autant pour nous-mêmes que parce que nous recelons et développons dans les Laurentides les ressources en activités de plein air dont devrait profiter la population; et plus précisément à Laurel, au chalet des loisirs; du côté de Saint-Michel, avec la base de plein air Bon départ; comme dans la région de Montfort, au lac Saint-François-Xavier et au Corridor aérobique. 

On peut aussi comprendre, pour les tout jeunes, l’importance de pratiquer de telles activités en famille; puis, devenus adolescents, probablement à l’école ou avec les amis. De toute évidence, l’initiation aux diverses activités, camping («monter une tente, cuisiner, faire un feu, etc.»), pêche ou autre, pourrait être le point de départ pour la pratique de ces activités de plein air. Le cas des communautés ethniques est spécifique : elles «fréquentent moins les parcs et les campings», alors qu’elles «occupent une part grandissante des populations canadienne et américaine»). Nous ne pouvons ignorer l’importance, à ce chapitre, de nos Régates de Montfort pour les résidents du Lac; une tradition et un véritable trésor qui doit voir à rassembler toute la collectivité et qui doit se perpétuer comme s’exporter aux autres lacs de la région. Photos du mois (Archives)  Mentionnons aussi le camp de jour du club de canoë-kayak Viking, aux abords du Pavillon de Montfort, et ses régates, qui initient les jeunes à ces sports nautiquesPhotos du moisOu encore les cours de planche à pagayer d'Écho Alowa. Photos du mois

L’analyse met en relief cinq avenues de solution :
- Informer et «valoriser le bien-être physique et le développement personnel par des activités de plein air».
- Initier des nouvelles clientèles : à la pêche, au camping, etc.
- Rendre les parcs accessibles (lieux et coûts).
- Travailler ensemble : défis sportifs, laissez-passer, etc.
- Innover (ex. : proposer un hébergement en plein air).

Source: Veille en tourisme

Plus: Les Canadiens et la nature

Carl Chapdelaine

Fin de la collaboration W-N - Coop des 4 Pôles

Procès-verbal : Article 2018-02-060 du procès-verbal de la séance du Conseil du 16 février 2018.

Les Orphelins: coupe topographique

; Ici, nous relevons les données sur trois points évalués par Google Earth Pro sur le parcours du sentier des Orphelins : l’élévation, la distance parcourue depuis le départ (l'entrée Nord) jusqu’à ces points, ainsi que le pourcentage de pente à ces derniers.
L’inclinaison de la pente que vous visualisez ici ne représente pas l’inclinaison réelle; elle est très exagérée. (On ne peut pas respecter visuellement, sur un graphique, la proportion entre la longueur du trajet, six kilomètres, et la dénivellation, quelques mètres seulement. En étirant la courbe sur une longue bande plutôt qu’à l’intérieur d’un simple tableau rectangulaire, on finirait par obtenir une pente correspondant visuellement à la réalité.) On distingue malgré tout trois dépressions principales correspondant à la vallée d’un petit lac, puis à celle entre le lac à la Croix et le lac Saint-François-Xavier, et enfin à celle qui relie ce dernier au lac Thurston.
Il faut relever le pourcentage de pente indiqué et le traduire en degrés, ceux auxquels vous êtes probablement plus habitués.  Une pente de 100 % correspond à une inclinaison de 45°. On lui attribue une valeur positive ou négative pour différencier les deux sens. Une pente de -9,3%, comme vers le point le plus élevé sur le parcours du Sentier, est égale à environ -5° (degrés); celle de -11,1% à -6° et celle de 21,5% à 12°, (La plus forte relevée par Google Earth ici est de 23%, ou 13°.) Les mesures en degrés sont ce que vous constateriez visuellement sur le terrain. «Au-delà̀ de 12% (7°), on entre dans des déclivités propres aux sportifs entraînés.» (Vélosroutes & Voies Vertes) Certaines données recueillies par votre GPS, comme le temps de parcours, sont automatiquement ajoutées au graphique.

Refuge cadenassé, Orphelins abandonnés...

 26 janvier 2018: Du nouveau! Le site de la Coop des 4 Pôles a été réactivé!

Que se passe-t-il à l’hôtel de ville? Le site internet de la Coop des 4 Pôles n’offre que des pages vides ou figées dans le temps Coop des 4 Pôles. Le site de la municipalité de Wentworth-Nord ne nous renseigne pas davantage. Par contre, le bouche-à-oreille colporte toutes sortes de rumeurs invraisemblables suite aux premières séances du conseil municipal : guerre ouverte entre la Municipalité et la MRC; démantèlement de la Coop des 4 Pôles; abandon du sentier des Orphelins et avenir incertain pour les espaces verts attenants; interdiction de toute promotion touristique au lac Saint-François-Xavier; projets pharaoniques; etc. Un vrai casse-tête, dans une guerre ouverte entre citoyens au lendemain des élections municipales. On construit ou on déconstruit? Cauchemar ou réalité? Où est la transparence; ou prendre l’information?

Carl Chapdelaine

Canot et kayak en vogue

Le canot et le kayak sont les activités nautiques les plus prisées au Québec et représentent près de 50% de ces activités. Toutefois, les amateurs de canot ne l’utilisent que quelques fois par année. Ces deux activités se pratiquent surtout en famille.
«La beauté des paysages et l’environnement ainsi que l’accessibilité (mise à l’eau, stationnement, etc.) sont les principaux critères de choix du lieu pour les adeptes du canot/kayak, suivi du coût pour y accéder.»
Voilà les résultats d’une vaste étude réalisée par La Chaire de tourisme Transat auprès de 3 000 Québécois. 

Source: Réseau Veille tourisme

Carl Chapdelaine

Hologrammes en forêt

La municipalité de Wentworth-Nord obtient 3 000$ pour l’étude du projet de mise en place d'un sentier avec jeux de lumière et projections lumineuses d'hologrammes en forêt. Le directeur de la Vie communautaire, des loisirs et de la culture de la Municipalité, M. Stéphane Legault, nous explique que la réalisation éventuelle de ce projet s’inspirerait de ce que la firme Lumina a déjà produit à Mont-Tremblant Tonga Lumina, à Coaticook ou au pont Jacques Cartier de Montréal. Le projet initié sous l’ancienne administration vise le sentier numéro 2, le Lièvre, aux alentours de l’hôtel de ville, à Laurel. Mais sa réalisation devra être entérinée par le nouveau Conseil.
Le projet d’étude est issu du premier appel de projets de l'Entente de partenariat régional en tourisme (EPRT), et il est subventionné à 50-50 par le gouvernement du Québec et Tourisme Laurentides.

Tourisme Québec

Carl Chapdelaine

Le parc du Corridor aérobique : «On développe!»

«Le 4 juillet dernier, la MRC des Pays-d’en-Haut accueillait l’équipe de l’émission de télévision Du Haut des Airs (TVA- sports) dans le cadre du tournage d’un reportage portant sur le Parc du Corridor aérobique.» Drones et caméras de sport étaient en action pour dévoiler ce trésor caché à l’aide de vues spectaculaires. Le reportage sera diffusé cet été. Vélo de montagne et activités nautiques au lac Saint-François-Xavier, entre autres; quel beau programme certes! Et ne manquez pas, plus loin, la traversée du lac des Seize-Îles; puis la visite de beaux petits villages de la MRC des Laurentides.


Un an auparavant, à coup de graphismes et par la création d’un site internet, on inaugurait une nouvelle stratégie de promotion du parc du Corridor aérobique. La réouverture du segment du lac des Pins rendait enfin sa pleine longueur au Corridor. Évidemment et en toute logique, on devait maintenant tâcher de rentabiliser toutes les démarches et tous les investissements consacrés à cette inestimable ressource. «Depuis l’année dernière, nous avons accentué nos efforts en ce qui a trait à la commercialisation du parc.» «Nous avons invité cette équipe de télévision, car nous croyons que la diffusion du reportage s’inscrit parfaitement dans notre stratégie promotionnelle et permettra de faire connaître le Parc du Corridor aérobique à une clientèle beaucoup plus large », souligne le conseiller au développement touristique de la MRC des Pays-d’en-Haut.


MRC, municipalités, organismes de loisirs et de tourisme se sont donné la main ; mais n’y manquait-il pas encore un partenaire essentiel? Y a-t-il eu concertation auprès des résidents, consultation récente ou même information avant de lancer cette opération ? Alors que l’on a bien vu la difficile adaptation des résidents d’ici, de plus en plus forcés d’être «accueillants». Nos représentants officiels tiennent-ils vraiment compte des revendications de leurs commettants ? Est-ce suffisant d’annoncer que tel plan quinquennal peut être consulté à Sainte-Adèle ou ailleurs ?


Quelques centaines de résidents privilégiés de côtoyer ces beaux paysages et de pouvoir jouir d’une telle infrastructure pour eux-mêmes ne peuvent évidemment pas revendiquer d’en priver tous les autres parce qu’ils s’y sont installés les premiers. Et la tranquillité actuelle des lieux n’est encore vraiment troublée que lors d’événements ou congés exceptionnels. Mais le passé a bien enseigné aux anciens du lac Saint-François-Xavier que les allées et venues d’un afflux de visiteurs devenaient vite hors contrôle. Puis demain, faudra-t-il de nouveaux stationnements, de nouvelles barrières ? Faudra-t-il accroître le personnel d’entretien et d’inspection des embarcations pour laquelle il faut déjà faire appel au bénévolat et malgré laquelle le risque d’introduction de plantes envahissantes ne pourra qu’augmenter? Si l’on a tout prévu; si tout est positif; alors pourquoi pas? Mais ce fut rarement le cas et rien n’indique que ce le soit maintenant.


À quand l’implication des résidents dès la conception de tels projets ? Bien sûr que le vélo de montagne est en ascension; mais combien de résidents locaux, de villégiateurs retraités le pratiquent ou enfourchent même une simple bicyclette? La problématique rattachée au développement touristique autour du parc linéaire du P’tit train du Nord n’est pas forcément celle qui s’applique au Corridor aérobique. Il n’y a pas de dépanneur à Montfort, pas de  poste d’essence; seuls l’hébergement et la villégiature peuvent actuellement profiter de tels investissements. Les charges, en termes d’entretien de la voirie ou autre semblent toujours de plus en plus disproportionnées face à l’absence totale de revenus générés par la venue des visiteurs. Rien en commun donc avec l’impact positif de telles promotions au niveau de la piste du P’tit train du Nord.


Il faut trouver des accommodements qui permettent à la fois d’accueillir les visiteurs, tout en minimisant les inconvénients de cohabitation qui accompagnent leur passage et en cherchant à identifier les avantages qui pourraient aussi en découler. En négligeant d'impliquer les résidents, la MRC ne se dirige-t-elle pas tout droit vers un nouvel affrontement à Montfort/Newaygo? Sans compter qu’elle va occasionner de nouvelles dépenses sèches à certaines des municipalités concernées. Il doit y avoir une autre voie.


Parce qu’elle regroupe nos élus municipaux; mais aussi parce qu’elle doit appliquer la politique de Québec, la MRC a-t-elle tous les droits, dont celui, en apparence en tout cas, de procéder unilatéralement ? Bientôt, notre destin sera dans les mains de nouveaux conseillers, d’un nouveau maire, d’un nouveau préfet.  Une nouvelle personne tiendra les guides de la Coop des 4 Pôles. N’est-ce pas le temps de les amener tous à se compromettre pour notre avenir; de leur imposer, au moins, la consultation ?

Du Haut des Airs

 Carl Chapdelaine

Les sentiers du patrimoine

Bonne nouvelle concernant la survie et le développement des sentiers de randonnée, de ski, de raquette ou autre, souvent renommés et qui peuvent même faire partie du patrimoine des Pays-d'en-Haut.
Les maires se sont engagés à s'efforcer de maintenir ce patrimoine par des mesures concrètes mais encore à déterminer. C'est ce qu'a voté le Conseil des maires (la MRC), le 14 avril dernier.
On peut penser, entre autres et comme déjà initié par Plein Air Sainte-Adèle, à une campagne dirigée vers les propriétaires des terrains souvent empruntés par ces sentiers, pour les inciter à en autoriser la fréquentation.
Le mandat de préparer un plan d'action pour donner une assise à ces vœux a été confié à la Société de plein air des Pays-d'en-Haut (SOPAIR), anciennement la SOPRÉ.
Mais pendant ce temps, les coupures dans le budget utilisé pour l'entretien de la Route Verte, incluant la piste du P'tit-Train du Nord, mettent en péril ce joyau qui attire cyclistes et skieurs de partout.
Vélo Québec serait sur le point de faire parvenir une proposition au gouvernement pour la réintroduction du subventionnement nécessaire, tandis que la MRC et les municipalités des Pays-d'en-Haut touchées regardent aussi à pallier au manque de financement.

Journal des Pays-d'en-Haut

Circuit du Lac à la Croix

Corvée le 17 octobre 2015

Bees' work on October 17, 2015

Le Refuge du Sentier des Orphelins

15 avril 2015
Vous pouvez, sur réservation, louer le Refuge rustique, voisin du Belvédère sur une bretelle du Sentier des Orphelins. Le tarif est de 100 $/ nuit, mais les membres de la Coop. de solidarité des 4 Pôles, qui gère les opérations, bénéficient d'une réduction de 20 %, soit 80 $/nuit. Les taxes de vente et d'hébergement sont en sus. Une personne devient membre de la Coop. pour 10$/an.
Selon une étude de la Chaire de tourisme Transat intitulée : «Tourisme à vélo au Québec - Portrait de la clientèle», 13% des touristes du Québec à vélo de montagne ont indiqué avoir passé au moins une nuitée au cours de leur sortie de la dernière année. Par ailleurs, 30% des touristes à vélo au Québec précisent qu'ils ont choisi le camping comme mode d'hébergement.
Carl Chapdelaine,
http://coop4poles.com/

Tourisme à vélo au Québec

Les coupures et la Route verte

6 février, 2015, 08:15

Les coupures budgétaires de divers ordres, annoncées par le gouvernement provincial en 2014, comportent, entre autres, la fin des subventions à l'entretien de la Route verte et donc du Parc linéaire le P'tit train du Nord qui en fait partie. La naissance de ce réseau de plus de 5 000 km traversant le Québec fêtera son vingtième anniversaire cette année. Vélo Québec est à l'origine du projet et en est le maître d'œuvre. C'est grâce à la coopération des agences gouvernementales du Québec, sous la coordination du ministère des Transports, et de multiples partenaires, dont les MRC traversées par son parcours, que Vélo Québec a pu voir au développent et au maintien du réseau.
Pour la Corporation du Parc linéaire le P'tit train du Nord, gestionnaire du parc linéaire (232 km, de Bois-des-Filion à Mont-Laurier, sillonnant la Rivière du Nord), cela représente l'équivalent de 46% de son budget d'entretien pour ce parc, soit près de 350 000$. La Corporation, une OBNL créée au début des années 2000, relève des quatre MRC impliquées; ces dernières ne peuvent compenser la perte de ces subventions. De ce fait, la survie même de la Corporation est en jeu, avoue son directeur général, M. Joseph Licata.
À moins que le gouvernement n'accepte de remplacer le financement perdu, l'entretien du réseau risque d'être abandonné aux municipalités qu'il traverse; la facture serait alors disproportionnée face aux capacités financières respectives de chacune et de la longueur de la voie à entretenir qui leur incomberait. Le Journal des Pays-d'en-Haut/La Vallée, nous apprend cependant que, grâce, en bonne partie, aux réserves budgétaires de la Corporation et à des coupures dans son budget d'entretien, les perturbations pressenties sur les opérations du Parc linéaire pourraient être évitées pour 2015, tandis qu'un comité ad hoc a été mandaté pour prévoir l'avenir.
Le Corridor aérobique ne fait pas partie de la Route verte et ne serait donc pas directement affecté par l'annulation des subventions pour l'entretien de cette dernière. Il est à noter que l'entretien hivernal de la portion du Corridor qui va de Morin-Heights à Montfort est assuré par la municipalité de Morin-Heights.
Par Carl Chapdelaine
http://www.routeverte.com/rv/Bienvenue
http://www.myvirtualpaper.com/doc/hebdo_le-journal-des-pays-den-haut-la-vallee/jv_150204/2015020201/#4
http://www.morinheights.com/Parcs-et-reseaux-de-sentiers
http://www.laurentides.com/fr/parc-lineaire/presentation

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Débloquer le Corridor?

20 juin, 2014

Le Corridor aérobique toujours bloqué au lac des Pins
Avec ses 58 km, le Corridor demeure une voie encore peu connue et peu fréquentée au-delà de Montfort, direction Lac-des-Seize-Îles. La surface de la piste cyclable n'a pas le fini de celle du P'tit-Train du Nord et, peu d'habitations voisinant ce couloir, les services y sont bien moindres. Pour une clientèle à la recherche de loisirs de plein air, le Pavillon de Montfort est pourtant un centre bien équipé, à la porte du village et au pied du majestueux lac Saint-François-Xavier.
Une balade, de Montfort au lac des Seize Îles, vaut déjà bien la peine de pédaler. Au-delà de ce point, de Montcalm à Arundel, vous traverserez une zone champêtre; puis l'ultime effort vous vaudra, en prime, de longer l'impétueuse Rivière rouge. Onze ans de villégiature à Newaygo, et je n'y suis pas encore allé… La Presse, Vélo mollo…
Mais il y a un gros hic; suite à une contestation de la propriété d'une section de l'ancienne voie ferrée qui accueille le Corridor, ce dernier est barré au lac des Pins, juste après Lac-des-Seize-Îles, dans la municipalité de Montcalm, au km 24; et cela depuis plus de huit ans. Il vous faudra alors faire un détour par la 364. Cette année, la MRC des Laurentides a servi un ultimatum aux deux propriétaires encore opposés à céder leurs droits. Ils avaient jusqu'au 16 juin pour accepter l'offre qui leur était faite; en cas de refus, ils risquaient l'expropriation.
Carl C.

Le Journal des Pays-d'en-Haut / La Vallée, p. 8

Guides touristiques

Parc communautaire de Laurel

La municipalité de Wentworth-Nord profitera d'une subvention de 69,830$ pour l'aménagement du parc communautaire du secteur de Laurel. «(Les projets subventionnés) ont été analysés et sélectionnés selon les critères du Programme de soutien aux installations sportives et récréatives – phase II du Fonds pour le développement du sport et de l'activité physique, qui permet d'obtenir une aide financière maximale équivalant à la moitié des coûts admissibles» (R. Richer). Selon le Journal des Pays-d'en-Haut/la Vallée, ce parc, en plus d'avoir de nouveaux équipements, inclura des terrains de soccer, de tennis, de ballon-volant et de ballon-panier. Il sera situé à côté de l'hôtel de ville, où se trouve déjà la patinoire couverte actuelle. Le coût total du projet est évalué à 142,000$.
Une proposition d'achat de 120 acres de terrain voisin de l'hôtel de ville devait également être présentée à la session du Conseil du 13 janvier dernier, à Montfort. Le journal a appris du Maire Genest que cet achat allait permettre le déplacement du garage municipal et de l'écocentre au profit des nouvelles installations de loisirs. Des sentiers permettront également de relier ce secteur au lac des Seize-Îles, entre autres.

http://virtuel.lejournaldespaysdenhautlavallee.canoe.ca/doc/hebdo_le-journal-des-pays-den-haut-la-vallee/jl03-2014-01-15/2014011401/?referrer=http%3A//www.lejournaldespaysdenhautlavallee.ca/#4

L'héritage de Jackrabbit en péril

(Une invitation à lire l'article de Simon Diotte)

La Western, de «Jackrabbit», comme d'autres pistes de ski ancestrales de la région, souffre de l'urbanisation et perd de son intégrité, certains tronçons étant menacés d'enclavement définitif. Leur entretien, leur signalisation et surtout la promotion de ce patrimoine particulier marquent aussi l'état de crise.
Avec le doublement de la population de 1981 à 2006, la MRC des Pays-d'en-Haut se transforme inexorablement en banlieue urbaine. La forêt est grugée de toutes parts par les promoteurs immobiliers qui en vantent précisément la présence à leur clientèle. La 15 devient l'autoroute du magasinage, selon Guy Thibodeau, chroniqueur de ski. Paradoxalement, le caractère des villages et la nature, que nous apprécions tant, s'opposent à la vision de développement économique dont ils sont pourtant à la source même dans les Laurentides comme dans d'autres régions du Québec d'ailleurs. La question fait régulièrement les manchettes dans les media de Saint-Sauveur et pas seulement.
Il y a bien un règlement municipal qui oblige les acheteurs de propriété à laisser de 5 à 10% (7% à Wentworth-Nord?) en zone verte accessible à tous, comme le rappelle le préfet de la MRC, M. Charles Garnier, mais il leur est possible de se soustraire à cette obligation en versant le pourcentage en argent. Comme le souligne Michel Allard, du Musée de ski des Laurentides, nous sommes le seul endroit en Amérique du Nord où il est possible d'aller de village en village sur ses skis, comme en Europe.
Et si, en bordure des lotissements, les autorités voient à la préservation des sentiers de motoneige pour qu'ils demeurent une composante du paysage même en pleine urbanisation, ce n'est pas le cas pour toutes les autres formes de sentiers, qui sont habituellement rayés de la carte.
Manon René de Cotret indique que de forcer les propriétaires de terrains n'est pas une bonne approche, et Chantal Ladouceur, de la MRC, croit qu'il faut plutôt changer la culture et convaincre les propriétaires de céder des droits de passage, comme cela se fait en Europe. Il faudra peut-être s'inspirer des Kingdom Trails, au Vermont, où l'on a pu développer tout un circuit de pistes de vélo de montagne, de ski et de raquette, sur des terrains privés. 65 000 visiteurs affluent maintenant chaque année du côté d'East Burke, à 70% originaires du Québec.
C.C.
Par Simon Diotte, L'Actualité, janvier 2014

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Parc de la plaque tournante

Un demi-tour aura suffit au maire Genest pour trouver un nom pour le parc de Montfort; il se nommera : «Parc de la plaque tournante», en souvenir de cette grnade pièce mobile du chemin de fer d'autrefois, où la locomotive en provenance de Morin-Heights pouvait être réorientée vers ce village et reprendre les wagons laissés sur la voie. Un panneau d'interprétation devrait expliquer le tout. Mais on est à la recherche d'une photo de l'ancienne plaque tournante pour le panneau. Si vous en avez une, prière de la sortir de votre album…

Voies partagées au Corridor


Le Conseil de la MRC a adopté le versement de la somme recommandée pour le projet d'étude suivant : «Voies partagées / demande de redressement de la situation par le MTQ : étude de faisabilité (Lac-des-Seize-Îles, Wentworth-Nord) : 47 500 $»

Procès-verbal, juin 2013 / Minutes, June 2013

Aménagement du parc de Montfort

27 juillet 2013


 Projets pour le Corridor aérobique

Parc régional des Pays-d'en-Haut, secteur Corridor aérobique

  • Fonds d'amélioration de l'infrastructure communautaire (FAIC)*

Ce fonds fédéral permet aux «centres communautaires et culturels, aux installations récréatives et touristiques ou à toute autre infrastructure ayant un impact local de pouvoir bénéficier de travaux d'amélioration». Jusqu'à 50% des coûts admissibles des projets peuvent être défrayés par le programme. Les organismes à but non lucratif sont la clientèle privilégiée par Développement économique Canada; mais les organismes publics et parapublics et des Premières Nations s'y qualifient également. Les projets doivent être soumis avant le 30 avril 2013.
Projets de la MRC soumis («les projets pouvant rapidement s'y qualifier») à Développement économique Canada pour les régions du Québec, dans le cadre du Fonds d'amélioration de l'infrastructure communautaire:
• Travaux du circuit de randonnée La Montfortaine à Montfort;
• Ajout d'un système de traitement d'eau et d'une génératrice au Pavillon de Montfort;
• Travaux sur le corridor aérobique».
Concernant ce dernier projet (recommandé pour adoption prioritaire par la SOPRÉ), il est demandé à la Corporation du parc linéaire Le P'tit Train du Nord, comme gestionnaire, de présenter le projet de «réalisation des travaux de réfection de la piste du corridor aérobique» dans le cadre du programme. ) La MRC «s'engage à fournir la moitié des coûts estimés à 93 000 $» Une résolution du Conseil est adoptée en ce sens.

  • Lien cyclable (Interconnexion) entre Saint-Sauveur et Morin-Heights

Suite au dépôt du rapport final de Vélo-Québec sur le projet, «le conseil de la MRC des Pays-d'en-Haut autorise un appel d'offres pour les services professionnels d'ingénierie et de surveillance des travaux pour la réalisation d'un lien cyclable entre les municipalités de Piedmont, Saint-Sauveur et Morin-Heights (Interconnexion), le tout selon le projet d'appel d'offres déposé.»

  • Bureau dans le Pavillon pour la Coop des 4 pôles

«Il est proposé par le conseiller André Genest, maire de la municipalité de Wentworth-Nord, résolu et adopté : que le conseil de la MRC des Pays-d'en-Haut : Autorise la signature d'un bail de location à valeur nominale avec la coopérative des 4 pôles en ce qui a trait au bureau situé dans le pavillon de Montfort».

Source : Procès-verbal de la réunion du Conseil des maires de la MRC des Pays-d'en-Haut du 12 février 2013; agent en charge : Mme Chantal Ladouceur http://www.lespaysdenhaut.com/DATA/DOCUMENT/PV_CM_février_2013.pdf
* http://www.dec-ced.gc.ca/fra/programmes/pdeq/faic.html

Carl Chapdelaine, 22 mars 2013

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 Voie partagée: MRC vs MTQ

Proposition du maire Genest sur la question, à une séance générale du conseil de la Municipalité régionale de comté des Pays-d'en-Haut, tenue le 11 septembre 2012. Il a été proposé et adopté qu'une demande du conseil de la MRC soit présentée au Ministère des Transports du Québec (MTQ), à l'effet «d'inclure la question des voies partagées dans les discussions relatives à la renégociation du bail de soixante(60) ans ayant trait au corridor aérobique et au parc linéaire Le P'tit Train du Nord,…»
http://www.lespaysdenhaut.com/DATA/DOCUMENT/PV%20septembre%202012.pdf (p.7)

Voir l'origine du contentieux dans notre compte-rendu de la séance du Conseil municipal du 14 mai 2012, tenue à Saint-Michel:

Comptes-rendus (M)

Le sentier récréatif du lac Saint-François-Xavier

Le projet de sentier récréatif, dont il avait déjà été question lors d'une réunion au Pavillon de Montfort organisée par M. Joël Badertscher, directeur du Service de l'urbanisme et de l'environnement à la municipalité, est maintenant en cours de réalisation, comme l'Association l'apprenait récemment de la bouche d'un porte-parole de la municipalité. Le journal «L'Argenteuil» y consacrait d'ailleurs un bref article dans son édition du 1er août, suite à une entrevue avec M. Badertscher.
Sortant de la voie partagée du Corridor aérobique au départ de l'actuel tronçon de la rue Mount, à Newaygo, ce sentier contournera plus des deux-tiers de la section du lac désignée du même nom, par la rive actuellement sans accès routier; il sera loin d'être en bordure de l'eau pour autant. Il rejoindra à nouveau le Corridor aérobique bien au-delà du bout de la voie partagée.
Le sentier, d'environ six kilomètres, en sera un d'interprétation écologique, quelque chose d'unique dans notre secteur, offrant «un parcours d'interprétation de la nature permettant de sensibiliser les visiteurs à la faune et à la flore de la région»1. Tout en empruntant d'anciens sentiers forestiers ou autres et se limitant à une largeur d'un peu plus de deux mètres, la voie mènera le visiteur à différents points d'observation ou d'intérêt sur son parcours, comme des milieux humides, la baie sud-ouest du lac, un barrage de castor, un marais, un point de vue panoramique, etc.
Cinq passerelles en milieu humide ou pour enjamber un ruisseau, une plate-forme d'observation et les panneaux d'interprétation feront l'objet d'appel d'offres.
La municipalité, disposant maintenant des «terrains orphelins», de lots qui lui ont été cédés et profitant du voisinage de terres de la couronne pour réaliser son projet de 171 000$ au sein d'une aire plus vaste de zone verte, aurait donc obtenu les subventions demandées, entre-autres à la Fondation Hydro-Québec pour l'environnement, à la Caisse Desjardins des Pays-d'en-Haut et à la MRC.
L'Argenteuil rapporte que l'entreprise Enviroforet Inc. a obtenu le contrat pour une première phase des travaux, au coût de 103 420$, et que le projet devrait être complété en 2013 si tout se déroule comme prévu.
Dans le document présenté à Hydro-Québec, il est dit que la MRC des Pays-d'en-Haut et la municipalité aimeraient faire du secteur de Montfort, avec son Pavillon, une destination récréotouristique privilégiée, but pour lequel beaucoup a déjà été investi.
1. Dossier de candidature à une subvention de la Fondation Hydro-Québec pour l'environnement. Mun. de Wentworth-Nord
Carl Chapdelaine

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 Parc Régional des Pays-d'en-Haut1

Vous saviez que, depuis 1998, existe un tel parc et une Société du Parc Régional des Pays-d'en-Haut (SOPRÉ), sur lequel d'ailleurs siège M. Roger Ponce? En février 2011 et suite à une consultation publique, la MRC a même publié une mise à jour de son Plan directeur d'aménagement de ce parc, en collaboration avec la SOPRÉ et adopté par l'ensemble des maires du territoire.
À Montfort, le parc est presque essentiellement constitué de terres publiques gérées par le MRNF, soumises à des Contrats d'Approvisionnement et d'Aménagement forestier (CAFF) et sur lesquelles la MRC a peu de moyens d'intervention. Le corridor aérobique2 et le circuit de randonnée La Montfortaine3 font partie du parc, comme aussi le Club de Ski Viking4. Il y a d'ailleurs de fortes chances qu'une partie des «terrains orphelins» dont vous avez entendu parler, vienne s'imbriquer dans cet ensemble.
Les pages 8 et 9 du Plan présentent un tableau des plus intéressants des «forces et faiblesses» du Parc du Corridor aérobique. On pourrait les résumer en disant que ses points forts annoncent aussi ses faiblesses : Un secteur d'une beauté sauvage, avec une infrastructure peu achalandée, implique une faille d'interconnexion avec les autres secteurs, des voies partagées gênantes pour les cyclistes et des interruptions de parcours des pistes de ski en hiver. La rareté des services disponibles ainsi que la faiblesse d'un marché, surtout basé sur une clientèle locale et au positionnement incertain, doivent nous interroger.

Du bon travail à notre avis. Il faut consulter le plan directeur et, chacun selon ses moyens, agir! Le projet de la municipalité d'utiliser la bande de terrains municipaux, «terrains orphelins» et autres, pour ceinturer la partie actuellement sans voie d'accès de la section Newaygo du lac, d'une piste verte permettant aux randonneurs, raquetteurs et autres, de contourner une partie de la voie partagée du corridor aérobique est prometteuse à cet égard.
Carl Chapdelaine

1. http://www.lespaysdenhaut.com/121-MRC-Services-Infrastructures_recreatives-Parc_regional.html
2. http://www.laurentides.com/parclineaire/1517_fr.html
3. http://www.lespaysdenhaut.com/DATA/DOCUMENT/carte_2007.pdf
4. http://www.vikingskiclub.ca/fr/intro.php

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 Panneaux d'interprétation des parcs linéaires