L'accès au lac

L'accès Thurson au lac!

Sous l’ancienne administration municipale, l’avenir des «terrains orphelins» au lac Saint-François-Xavier a suscité plusieurs débats et même la création d’un comité consultatif sur l’utilisation de ces terres orphelines. L’Exécutif de l’Association du lac Saint-François-Xavier y siégeait. Il craignait surtout la venue de quelque hôtel ou autre mégastructure menaçant l’environnement du lac et, probablement, celui de ses résidents. Il avait pu finalement se féliciter de la décision du Conseil municipal d’alors de consacrer la majorité des terrains bordant la partie sud-ouest du bassin Newaygo du lac en terrains verts. La mise en route du Sentier des Orphelins serait la mesure phare de cet engagement.

Mais le désenclavement d’une partie de ce secteur, par le chemin du Lac-Thurson, allait changer la donne; et l’ALSFX  est de nouveau confrontée au problème original. Quel dommage que ce comité de démocratie participative ait alors été dissous et n’ait laissé aucun héritier qui puisse aujourd’hui avoir un rôle à jouer dans le débat sur les demandes des promoteurs qui surfent sur ce chemin… Le dézonage redouté risquerait d’ouvrir une boîte de Pandore; car, alors qu’il le faudrait, il n’y a pour le moment aucune possibilité légale de régir le type d’embarcation, par exemple, que permet l’accès au lac. Un simple droit de passage pourrait peut-être assujettir cependant ses  détenteurs aux restrictions souhaitées.

La semaine dernière, la MRC publiait son Plan de développement économique et territorial 2020-22. L’un de ses «chantiers» pour 2020 serait de réaliser une étude sur l’accessibilité publique des lacs sur son territoire. L’intention de la MRC s’énonçait comme suit : «Affirmer le caractère collectif des ressources en eau en maximisant l'accès au plus grand nombre de lacs pour le plus grand nombre de citoyens et d'usagers.» Wentworth-Nord  Comment expliquer que cette directive semble aller à contre-courant du mouvement par les propriétaires riverains visant plutôt à restreindre l’accès à «leur» lac?

D’abord, pouvons-nous penser, parce que c’est la directive qui vient de Québec; puis parce que l’on a déterminé que c’est une demande pressante d’un nombre de plus en plus grand de résidents de la MRC, trop facilement privés de cet accès. Abrinord l’énonçait ainsi : «De plus en plus, la population régionale souhaite faire valoir ses droits d’accès au patrimoine naturel des Laurentides. Évidemment, une plus grande accessibilité peut inquiéter. Plus d’usagers peut augmenter la charge de pollution ainsi que la probabilité d’introduire des espèces exotiques envahissantes. Par contre, c’est en ayant la possibilité de profiter des plans d’eau que la population est sensibilisée à leur beauté et à leur fragilité.» https://www.abrinord.qc.ca/accessibilite-aux-plans-deau-cadre-legal/

Nous aimerions que la position des uns et des autres puisse être confrontée à une approche plus technique de la situation; du moins lorsqu’il s’agit de protéger l’environnement du lac. Combien de propriétaires, combien d’embarcations motorisées, combien d’installations septiques, quelle fréquentation, etc., un lac peut-il supporter? Il ne nous semble pas y avoir eu de protocole de développé pour résoudre cette équation. Le plan d’urbanisme de Wentworth-Nord prévoit pourtant tenir compte de cette «capacité de support» des lacs; mais, à part les mesures qui prescrivent certaines règles à respecter en bordure d’un cours d’eau, nous n’y trouvons pas la formule espérée. Ne serait-il pas possible pour nos organismes de bassin versant et autres autorités en la matière de se pencher sur la question et de fournir quelques bases à la discussion? 

La démarche reprendrait quelque peu celle de la Coalition Navigation, lorsqu’elle demande aux chercheurs d’établir quelles sont les conditions qui permettent à telle ou telle embarcation motorisée de naviguer dans tel ou tel lac ou partie de lac, selon ses critères géomorphologiques, hydriques et autres. Il aurait lieu ici d’y ajouter des variables qui concernent l’environnement humain. Ainsi, le bruit et les vagues générées par les embarcations à moteur à essence constituent pour plusieurs une nuisance. C’est d’autant plus vrai pour les riverains proches des couloirs de circulation de ces embarcations. Ceux qui subissent cette nuisance dans des lacs très fréquentés, comme le lac Sainte-Marie à Saint-Adolphe-d’Howard, vous le confirmeront. Le critère de prévention suggérerait que l’on n’autorise pas l’augmentation du trafic de ces embarcations au lac Saint-François-Xavier avant d’avoir établi sa capacité de support.

Bien sûr, cela ne suffira pas à réconcilier les parties impliquées; comme de savoir si le bien commun et les aspirations d’une majorité doivent prévaloir sur le bien privé et la tranquillité des autres. À ce chapitre, Abrinord pourrait se vanter d’avoir bien analysé le contexte de l’accès aux lacs; avec toutes les réserves que nécessite son développement auprès des riverains.

Ne vous y trompez pas; les promoteurs du Domaine du lac Saint-Victor offrent un lac des plus convoités par ceux qui recherchent encore le lac rêvé; et pourtant, la navigation motorisée y est interdite. Mais l’autorisation de ce type de navigation, comme au lac Saint-François-Xavier, attire une clientèle bien spécifique qui en fait une ressource de plus en plus rare pour cette dernière. La vente toute récente d’une propriété riveraine au bassin Newaygo avait, par exemple, attiré un jeune couple qui a déjà une propriété riveraine à Wentworth-Nord; mais sur un lac où les moteurs sont bannis. Ils envisageaient de déménager simplement pour pouvoir jouir de cette caractéristique.

L’avenue que nous suggérions était la détermination et l’application d’une sorte de quota de fréquentation d’un lac; que ce soit par ses riverains, des ayants droit de passage ou autres visiteurs. Nous voyions le contrôle exercé par la distribution de vignettes autorisant la présence de toute embarcation dans le lac, comme l’occasion d’aller dans cette direction. La station de lavage du Pavillon Montfort, la barrière Suprême et la chaîne de la rampe de mise à l’eau complètent actuellement ce contrôle. Mais, sans protocole d’évaluation de la capacité de support d’un lac, la détermination de quelque forme de quota paraît quelque peu arbitraire. De plus, la législation et les niveaux de juridiction touchant les cours d’eau sont tels que l’entreprise pourrait se heurter à un imbroglio légal.

Ici, le dilemme probable de l’administration municipale est d’avoir à choisir entre une source unique de développement territorial et économique pour Wentworth-Nord, soit l’accroissement de propriétés comme de taxes foncières, et l’opposition de ses résidents actuels. Il convient aussi pour elle, probablement, de rentabiliser les investissements dans le chemin du Lac-Thurson et le coût de son entretien; tout en visant l’atteinte du seuil de population qui permettrait la venue de services commerciaux à Montfort. Mais si, malgré l’opposition des résidents, le Conseil répond favorablement à la demande des promoteurs, ne devrait-il pas y adjoindre, parmi les conditions, celle d’obliger les promoteurs à gérer les mesures de contrôle et les règles limitant la fréquentation du lac Saint-François-Xavier qui leur seraient imposées?

Mieux encore, la rampe de mise à l’eau de Newaygo étant le seul accès actuel pour l’introduction d’une embarcation à moteur dans ce lac, et de surcroît sur propriété publique, la Municipalité aurait possiblement juridiction pour décréter qu’aucun autre accès commun ne soit autorisé pour ce type d’usage. Sans empêcher l’accès au lac de propriétaires non riverains,  interdiction d’ailleurs ultra vires, cette mesure en consacrerait le contrôle pour de telles embarcations; tout en interdisant la promesse d’un accès direct au lac par les promoteurs du secteur Thurson ou autre.

«Notre lac»?

Par Carl Chapdelaine

Votre VFI sur l’eau!

«Le port du vêtement de flottaison individuel (VFI) est fréquemment pris à la légère par les plaisanciers. Pourtant, ce simple geste de sécurité permettrait à lui seul d'éviter la noyade dans 60 % des cas.» Voilà l’entrée en matière de l’article du Réseau de veille en tourisme, Chaire de tourisme Transat, par Mme Marie-Christine Bruneau. Cette statistique et d’autres sont tirées d’«une étude sur les pratiques des plaisanciers au Québec, dont un volet est consacré à la sécurité nautique».
À la lecture du sondage mené à l’automne 2018 auprès de 629 plaisanciers membres de Nautisme Québec, l’on comprend qu’il faut déjà avoir une bonne connaissance de la réglementation sur la présence du VFI ou du gilet de sauvetage* à bord d’une embarcation, quelle qu’elle soit. Il faut en vérifier la taille et le bon état. Mais plus de 40% des plaisanciers adultes admettent ne jamais ou rarement le porter. Ce pourcentage descend à 30 dans les embarcations à moteur; alors que les kayakistes, les amateurs de voile, de canot, de planche à pagayer, etc., disent, à 61%, porter fréquemment leur VFI. Notons que l’on peut trouver des VFI plus spécifiquement adaptés à l’une ou l’autre de ces activités.
L’auteure rapporte que le nombre de noyades était en hausse au Québec au 31 juillet 2019; 42 contre 37 en 2018. Selon la statistique, le fait de ne pas porter sur soi son VFI accroît donc considérablement le risque de noyade lorsque la sortie de plaisance ou l’activité nautique tourne mal. La consommation d’alcool est le deuxième facteur de risque. Elle souligne que, cette année, le port du VFI se situait au cœur de la campagne de la Semaine nationale de prévention de la noyade qui avait lieu la dernière semaine de juillet. Une mini-vidéo accompagne l’article; elle compare le port du VFI au port de la ceinture d’auto : «Tu l’apportes. Porte-la donc.»
* Différent du VFI, le gilet de sauvetage offre l’avantage de vous faire mieux flotter et de vous garder la tête hors de l’eau; en vous retournant même face en haut lorsqu’il y a lieu et que vous êtes inconscient. Choisir des ... VFIs
Source : Vigilance lors des sorties de plaisance : Vigilance lors des sorties de plaisance
Par Carl Chapdelaine

La sécurité nautique à Saint-Adolphe-d’Howard

La municipalité de Saint-Adolphe-d’Howard vient de se voir accorder une subvention de 33 780 $ du Programme fédéral de contribution pour la sécurité, en appui à sa politique de protection des usagers sur ses lacs.1 et 2

Saint-Adolphe avait déjà créé une patrouille nautique pour sensibiliser les usagers à naviguer ou à pratiquer des sports nautiques sur ses plans d’eau navigables de façon civilisée et sécuritaire. Depuis 2018, ses patrouilleurs, en plus de ceux de la SQ, sont même accrédités par le Bureau de la sécurité nautique de Transports Canada à faire appliquer le «Règlement sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments». Cette municipalité a en effet la même réglementation existant au lac Saint-François-Xavier. La mise en place des bouées de signalisation, l’existence de la patrouille et la campagne de sensibilisation représentent en effet des coûts pour la Municipalité.

Le maire, M. Claude Charbonneau, a souligné que c’était pour eux une priorité et que «c’est pourquoi Saint-Adolphe-d’Howard s’est doté d’une patrouille nautique et de balises de sécurité sur ses lacs navigables. … L’approche privilégiée demeure la sensibilisation et la prévention, ainsi que l’émission de constats d’infraction lors de manquements aux règlements.»1

On peut voir sur le Dépliant nautique 2016 produit par Saint-Adolphe-d’Howard, que : «Les patrouilleurs ont aussi le mandat de faire appliquer le règlement municipal concernant la protection des berges, les plans d’eau et les accès aux lacs Saint-Joseph et Sainte-Marie».
Les lacs Saint-Joseph et Sainte-Marie sont chacun plus imposants que l’ensemble du lac Saint-François-Xavier; et leur fréquentation est d’un ordre de grandeur bien supérieur à celle qui existe sur ce dernier. La signalisation y est très développée en raison, entre autres, de la sinuosité du contour et de la présence de multiples baies dans ces lacs. Mais il ne semble pas que l’installation de ces bouées puisse poser un problème insurmontable...

Ces bouées sont, comme au lac Saint-François-Xavier, comprenons-nous, dites privées, par rapport aux bouées entretenues par la Garde côtière canadienne. L’utilisation de bouées privées relève normalement du «Règlement sur les bouées privées» et permet l’application de ce dernier. Toutefois, «Là où la navigation fait l’objet de restrictions, les propriétaires et exploitants de bouées privées doivent observer le Règlement sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments.»3 C’est visiblement le cas pour les lacs de Saint-Adolphe-d’Howard comme pour le lac Saint-François-Xavier et tous les lacs des provinces canadiennes où ce règlement s’applique d’office.

Une utilisation d’aides à la navigation par une personne ou un organisme, non autorisée ou non conforme à la réglementation de Transport Canada, rejetterait la responsabilité de tout préjudice éventuellement causé sur les épaules de cette entité, nous a-t-on indiqué à la marina de Saint-Adolphe.

Par ailleurs, «quiconque volontairement change, enlève ou cache un signal, une bouée ou un autre amer (point de repère fixe) servant à la navigation est coupable d’un acte criminel et passible d’un emprisonnement maximal de dix ans»4.

Comme aides à la navigation au lac Saint-François-Xavier, nous avons ce qui est désigné par «bouée de contrôle» (contrôle de la vitesse, etc.). Cette dernière «marque une zone où des restrictions ont été établies». Parfois désignée chandelle, elle «porte le contour d’un cercle orange sur deux côtés opposés ainsi que deux bandes horizontales orange, au-dessus et au-dessous des cercles. Un nombre ou un symbole noir à l’intérieur des cercles orange indique la nature de la restriction en vigueur.»4 

«Toutes les bouées privées doivent afficher, sur deux côtés opposés, les lettres majuscules PRIV»1 et être identifiées au nom de leur propriétaire. Un ancien responsable de la surveillance de la réglementation à Saint-Adolphe, nous informe que leurs bouées portent le nom de la Municipalité, mais que plusieurs (voir la photo) n’ont pas l’inscription «PRIV», comme c’est le cas pour les bouées originales au lac Saint-François-Xavier (et qui, par décision du Conseil municipal, n’ont pas été réinstallées cette année). Cette exigence n’existait pas lors de leur mise en place. Par ailleurs les bouées originales installées dans ce dernier lac par l’ALSFX, au nom de la Municipalité, portent plutôt le logo de Transport Canada; mais nous ne pouvons en fournir l’explication.

Par Carl Chapdelaine

1. https://www.stadolphedhoward.qc.ca/saint-adolphe-dhoward-recoit-une-aide-financiere-federale-de-33-780-pour-promouvoir-la-securite-nautique/ 
2. http://monjournallocal.com/hebdosquebec/epaper/viewer.html?publication=Acces&date=14_08_2019&tpuid=308#page/8 ; p. 8
3. «Guide sur les bouées privées au Canada», Transport Canada.
4. http://www.ccg-gcc.gc.ca/folios/00020/docs/CanadianAidsNavigationSystem2011-fra.pdf

La saga des bouées

Samedi, le 20 juillet, l’Association du lac Saint-François-Xavier tenait son assemblée générale annuelle. L’item des bouées était à l’ordre du jour. On allait enfin avoir des discussions sur l’état actuel des choses, i.e. la non-remise en place des bouées délimitant la bande de 30 mètres où, selon la loi, la vitesse des embarcations motorisées doit être inférieure à 10km/h. Rappelons que cette loi avait été obtenue par ladite association et la Municipalité après de longues démarches et que la première participait à son application par la mise en place des bouées depuis le début.

En arrivant à ce point de l’ordre du jour, le président de l’ALSFX, M. Raymond Noël, déclara simplement et solennellement que le cas des bouées relevait de la Municipalité et que quiconque avait une question sur ce sujet devait l’adresser à cette dernière. On passa au point suivant. À la période de questions, personne n’aborda le sujet, ni les membres, ni le conseiller municipal présent, ni le soussigné.

Eh bien non! Ce que nous, le soussigné et plusieurs autres, avons appris de la démocratie, de la justice et de la transparence ne correspond pas à ce dont font preuve les autorités municipales comme celles de l’ALSFX sur ce sujet. Nous avons déjà, M. le président, interrogé la Municipalité sur la question; la réponse du Maire fut qu’il était impossible actuellement de déterminer la position des bouées à 30 mètres de la rive. On allait se pencher sur la question pour trouver la réponse avant la prochaine saison… M. Ghali avait alors manifesté son embarras et sa lassitude devant l’affrontement entre deux clans au lac Saint-François-Xavier qui, pouvions-nous en déduire, lui compliquait la tâche.

Comment l’Exécutif de Association peut-il oser empêcher que toute question sur un état de fait qu’il a visiblement provoqué lui soit adressée? (On nous excusera de ne pouvoir apporter de preuve plus tangible de sa responsabilité dans la tournure des événements, puisqu’il a lui-même fermé la porte à toute discussion et ne rend publique aucune information sur le sujet.) Comment ses membres peuvent-ils accepter que son exécutif puisse ainsi, à notre avis, se laver les mains d’une décision qui met en péril la sécurité des baigneurs, entre autres, et nuit à l’environnement du lac? Comment comprendre encore que le président ait pu conclure l’assemblée générale annuelle en rappelant certaines mesures de sécurité à respecter sur le lac; sans mentionner, nous semble-t-il, celles décrétées par la loi, avec utilisation des bouées, et que l’Exécutif et/ou la Municipalité n’applique(nt) pas cette année?

Monsieur le Maire, Monsieur le conseiller municipal, membres de l’Exécutif de l’ALSFX et simples membres, il ne peut être trop tard pour rectifier votre tir et voir à restaurer la réputation chère aux résidents de notre secteur, de justice, de protection de la personne et de démocratie transparente que, à notre avis, vous entachez ici.

Sous toutes réserves


Dimanche, le 21 juillet, un peu après 13 h, la patrouille de la SQ arrive à Newaygo accompagnée de la préposée à l’accueil du pavillon Montfort. Nous allions à Morin-Heights et les croisons en sortant. Nous devons leur ouvrir la barrière, car ils n’ont pas de code pour y parvenir. Mais aucun responsable n’a pu être rejoint pour enlever la chaîne qui barre l’accès à la rampe de mise à l’eau, nous a-t-on affirmé.

Il semble impensable que l’accès au lac et donc la réponse à tout éventuel appel d’urgence requérant la venue de la SQ, soit impossible en cette première fin de semaine des vacances de la construction.

Les deux jeunes policiers nous confirment qu’ils viennent pour voir à l’application de la loi sur les restrictions de vitesse des embarcations motorisées dans les zones délimitées par les bouées. Ils doivent cependant repartir bredouilles, sans avoir pu accomplir leur devoir. Il est à parier que, s’il n’en tient qu’à eux, les choses ne devraient pas en rester là.                  

Par Carl Chapdelaine

Les bouées à l’eau, svp!

Lorsque vous naviguez dans une embarcation motorisée sur n’importe quel lac en Ontario, en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba ou en Colombie-Britannique, la loi vous oblige (sauf exceptions réglementées) à respecter une vitesse à 10 km/h à 30 m (98 pi 5 po) ou moins de la rive. Otty Lake Association ; Carte bateau. Des bouées de navigation réglementaires délimitent cette bande de protection. D’ailleurs, une fois adoptée, la loi demeure indépendamment de la présence de bouées. Plusieurs municipalités du Québec, dont la plus proche de nous, Saint-Adolphe-d’Howard, ont obtenu l’application de cette loi sur leurs lacs.  Val-Morin, Val-des-lacs, L’Estérel, Saint-Charles-de-Bellechasse et d’autres municipalités du Québec ont aussi vu à la protection des leurs par l’obtention de lois souvent bien plus exigeantes.

Nous n’avons pas ici pu retracer les motifs qui ont présidé à l’adoption d’une telle loi dans les provinces énumérées, ni ceux retenus par le Bureau de la sécurité nautique de Transport Canada pour la décréter. Il semble essentiellement s’agir, à la base, de règles de sécurité nautique; puisque c’est de juridiction fédérale. Toutefois, l’intention exprimée de certaines municipalités du Québec pour la disposition de bouées était aussi la protection de l’environnement des lacs*. Ainsi, la ville de l’Estérel a installé des bouées orange à 150 mètres des rives des lacs du Nord et de sa partie du lac Masson dans un souci de protéger les rives de l’érosion due aux vagues générées par la pratique du surf sur la vague de sillage (wake-surf). http://www.aplt.org/Navigation.pdf

Après de longues démarches, la municipalité de Wentworth-Nord et l’Association du lac, faisant preuve d’avant-garde au Québec, ont obtenu que cette loi s’applique aussi au lac Saint-François-Xavier. Mais voilà que l’Exécutif actuel de l’Association semble mettre en doute le bien-fondé d’une telle mesure ou trouver des contre-indications à sa mise en œuvre. En cela, il obtiendrait même l’appui de la Municipalité, puisque, en ce début d’été, nous n’avons toujours pas vu les douze bouées de navigation qui, comme dans les provinces citées plus haut, permettent ici l’application de l’article 256d du «Règlement sur les restrictions visant l’utilisation des bâtiments à propulsion mécanique ou électrique» https://lois-laws.justice.gc.ca/fra/reglements/DORS-2008-120/page-10.html#h-731892 . La Municipalité est pourtant elle-même première responsable de la sécurité sur son territoire et de l’application de la loi, nous semble-t-il. Et croyez-vous que les motifs invoqués par l’Association soient vraiment ceux derrière cette décision de défier la loi?

La Municipalité ne prête-t-elle pas encore le flanc à d’éventuelles poursuites judiciaires engagées par des résidents du lac Saint-François-Xavier? Ces derniers n’ont-ils pas, dans un passé encore récent, montré leur détermination à faire respecter l’intégrité du lac devant le tribunal et à défendre les droits de ses riverains, hier comme demain? La loi est aujourd’hui de leur côté.

Alors que la sécurité nautique des baigneurs, pagayeurs et autres est en cause et qu’une prise de conscience mondiale de la fragilité de notre environnement, de celles de nos lacs ici, venait à peine d’émerger, un mouvement de négation ou d’incompréhension aux échelons les plus élevés peut-il s’affairer à ruiner chez nous, et d’un seul claquement de doigt, les années d’efforts déployés et les réalisations obtenues? Au lac Saint-François-Xavier, les usagers de l’eau n’avaient-ils pas chacun eu leur juste part du gâteau? De quel droit, un groupe, si c’est son but, pourrait-il tout se l’approprier, au détriment de la sécurité et de l’environnement?

SOLUTIONS POUR PRÉVENIR L’ÉROSION DES RIVES
1. Circuler à moins de 10km/h près des rives dans le but de limiter les vagues et l’érosion qu’elles causent. 
2. Sur les rives ontariennes, les bateaux doivent obligatoirement circuler à moins de 10km/h dans les premiers 30m des rives, et ce, même s’il n’y a aucune bouée. Respecter les zones sans vague (ex. : près des marinas).» Sentinelle Outaouais

Par Carl Chapdelaine

Ajout du 22 juin

À la séance municipale du 21 juin, notre question au Conseil était de savoir si la Municipalité allait voir à la réinstallation des bouées, pour permettre l’application de la loi au lac et voir à assurer la sécurité comme la protection de son environnement. Le maire Ghali nous a répondu que les bouées venaient d’être remises à l’eau; puis ajouta que c’était à l’exception de celles qui délimitent les 30 mètres en bordure de la berge. On est donc à 3 (ou 2) bouées sur les 15 utilisées au départ.

Le maire donne comme seul argument qu’il n’est pas possible de déterminer la localisation des bouées à  30 mètres de la rive, étant donnée la sinuosité de cette dernière. Notre remarque à cet effet est que cette mesure s’applique pourtant déjà à l’ensemble des lacs, dans la moitié des provinces du Canada et que nous avons déjà l’expérience de cette opération. M. Ghali ajoute que la mesure choisie s’applique pour cette année et que des règles seront développées d’ici à la prochaine saison pour régir et uniformiser l’application de la loi fédérale aux quelques lacs de la Municipalité où elle a cours.

Mais dans un tel cas, ne devrait-on pas garder la formule qui fonctionnait et prendre l’année à suivre pour voir si c’était une erreur ou la chose à faire? Pourquoi remettre en jeu le fruit du travail et de la persévérance de bénévoles plutôt que de chercher simplement à voir si on peut améliorer les choses? Est-ce devenu la norme pour les organisations et les corps publics de faire table rase de ce qui a pu être réalisé par une ancienne administration en affirmant pouvoir faire mieux? Où peut nous mener de faire un pas en arrière et un pas en avant?

Un autre opposant à la décision de la Municipalité a qualifié de nul l’argument invoqué par le maire. Il a affirmé qu’elle allait sérieusement mettre en péril la sécurité des usagers et des résidents du lac (et que la Municipalité en serait responsable?). M. Ghali affirma plutôt que ce sont les usagers qui seraient responsables de tout accident qu’ils auraient causé. (Pourtant, si une embarcation filant visiblement à plus de 10 km/h, frappait et blessait sérieusement un baigneur, largement à l’intérieur de la zone de 30 m. décrétée par la loi, la Municipalité ne pourrait-elle pas être poursuivie?) 

Quels nouveaux arguments farfelus l’Exécutif de l’ALSFX fournira-il dans les années à venir pour empêcher l’application de la loi et donner le champ libre aux amateurs de liberté totale au volant de leurs embarcations motorisées?

(Mettez plein écran.)

                                                                                                                                                             C.C.

Ressources : Nautisme Quebec

Les bouées au lac Saint-François-Xavier

Les bouées et les affiches flottantes permettent l’application de la loi fédérale sur les limites de vitesse, les zones de restriction et les horaires pour la pratique des sports nautiques avec des embarcations à moteur sur le lac. Elles assurent la sécurité de la majorité des usagers et constitue, selon les organismes compétents de protection de l’environnement des cours d’eau, une mesure adéquate pour protéger le lac lui-même. La Sûreté du Québec veille aussi au respect des autres règles de navigation et de sécurité lorsqu’elle patrouille sur le lac. Cela reste un atout, même si l’on ne tient pas à être soi-même pris en défaut. Elle n’interviendra probablement pas sans la présence des bouées et la sollicitation du milieu. Il avait fallu plus de dix ans d’efforts de l’Association du lac Saint-François-Xavier pour obtenir cette indispensable mesure de protection de Transport Canada.

L’an dernier, c’est après avoir été interpelé que l’exécutif actuel de l’Association a finalement vu à la remise en place des bouées. Des problèmes techniques avaient été invoqués pour le retard apporté à cette opération. D’abord mal positionnées, elles furent replacées après que l’on eut, cette fois, invoqué la précipitation obligée qui avait mené à leur réinstallation. Il saute aux yeux que la position réglementaire des bouées doit être respectée pour que puisse être déterminée toute infraction.

Cette année, l’actuel exécutif n’y va plus par quatre chemins, semble-t-il. La rumeur veut, même si nous n’en avons trouvé aucune mention sur le site web de l’Association ou sur sa page Facebook, qu’il ait annoncé à ses membres que les bouées ne seront pas remises à l’eau. Ironiquement, l’argument invoqué serait qu’elles constituent un danger pour les usagers du lac qui y circulent en embarcation motorisée, nous a-t-on rapporté!

D’autre part, alors que l’Association affirme que son mandat «est de préserver le lac et de le garder en santé et en sécurité», il est de notoriété publique que des membres de son exécutif mettent en doute les preuves de l’impact de la circulation motorisée sur l’environnement d’un lac, jugé négatif par les organismes compétents, en rapport avec la profondeur du lac et les conditions de cette circulation.

Et si le danger invoqué par l’Exécutif est réel et surpasse les bienfaits attendus de l’application de la loi, n’aurait-on pas dû inviter une tierce partie, les autorités gouvernementales ou un organisme voué à la protection des lacs, à donner son avis? Et les usagers qui ne font pas partie de l’Association et que l’on n’a pas consultés, ne comptent-ils pas dans l’équation?

L’an dernier l’Association invitait judicieusement le président d’Abrinord, M. Mathieu Madison, à diriger un atelier sur «La santé du lac 101». Il y serait, entre autres, traité de la protection des berges. L’Exécutif a-t-il demandé à ce professeur aujourd’hui ce qu’il pensait de sa position sur les bouées; de l’impact potentiel sur les berges ou de la recirculation probable des sédiments engendrée par les embarcations motorisées?

En 2012, M. Raymond Noël, alors responsable du dossier à l’Exécutif, avait reçu la réponse, datée du 1er juin, à sa demande d’implication de la Municipalité pour cette opération «bouées» au maire de l’époque, M. André Genest : «La municipalité accepte que vous entrepreniez ces activités sous son autorité et sous sa direction et la municipalité demeure toujours responsable pour ces activités.»

Que va maintenant faire la Municipalité, responsable de la protection de l’environnement du lac et, nous semble-t-il, impliquée dans la sécurité de ses usagers, si la loi à laquelle l’on réfère n’était de juridiction fédérale? Prendre à sa charge cette opération qu’elle avait endossée et assurer ainsi l’application des lois; ou invoquer quelque argument pour ne pas avoir à s’en mêler? Serait-elle prête, par exemple, à transférer son accord de prise de responsabilité à un comité ad hoc prêt à prendre ici la relève d’une association de lac qui nous semble faire fausse route?

Et si d’autres associations de protection de l’environnement de lac de Wentworth-Nord, ou parfois de protection plutôt des propriétaires riverains de lac, attendaient de voir la réaction municipale pour juger de leur propres actions à ce niveau, qu’adviendrait-il de la protection de l’environnement et de la sécurité sur nos lacs?

Dépliant nautique, St-Adolphe-d'Howard

Carl Chapdelaine

Plainte modulée du huard

huard-1.mp3

Le code au pagayeurs

Le code de conduite que l'Association du lac avait autrefois convenu, avec la Coopérative des 4 Pôles, de présenter aux usagers du lac, ici les divers pagayeurs, est maintenant bien affiché aux quais de la rive du Pavillon de Montfort. La préposée à l'accueil, à la surveillance et à la location d'équipement s'assure même que ceux qui veulent une embarcation en prennent connaissance avant de signer le contrat de location.

L'accent est peut-être, aujourd'hui, davantage mis sur la prévention d'introduction d'espèce envahissante dans le lac.

C.C.

Enfin, les bouées!

Mise à jour

Le président de l'ALSFX nous apprend aujourd'hui, le 6 juillet, que des problèmes techniques avaient empêché la réinstallation des bouées. Mais l'opération est maintenant en cours; avec toutefois quelques nouveaux problèmes techniques.

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À la période de questions de la séance du Conseil municipal de Wentworth-Nord du 15 juin dernier, M. A. Soucy, ancien conseiller du district 5 posait l’interrogation. Il avait noté que les bouées n’avaient pas encore été réinstallées au lac Saint-François-Xavier, alors que la Municipalité avait une entente avec l’Association du lac pour voir à leur mise en place en début de la saison de navigation. M. D. Zgodzinski, nouveau conseiller du district 5, répondait que l'entente devrait toujours être valide et qu’il allait s’enquérir auprès de l’ALSFX du pourquoi de cet état de fait. (Deux bouées privées étaient toutefois déjà installées, l’une au mauvais endroit, vers la tête du lac, et l’autre près de la plage municipale, en remplacement des petits radeaux qui indiquaient la vitesse maximale autorisée entre elles et les extrémités du lac.)

Vendredi dernier, le 29 juin, nous nous adressions au président de l’Association du lac par courriel pour lui demander directement le pourquoi de cette situation. Nous, comme les autres membres de l’Association, n’avons toujours pas été informés de ce qui pouvait bien se passer cette année avec cette obligation.

Après une décennie d’efforts et sous la présidence de M. Soucy, l’Association avait obtenu du gouvernement fédéral, avec la participation des autorités municipales comme provinciales, l’imposition de ce contrôle de la navigation. Elle est un point central de l’«Équilibre du lac 101» pour des bassins aussi peu profonds que ceux ici considérés (Newaygo et Montfort ou Ouest et Est).

La mise en place précise des bouées de navigation est essentielle à l’application de la réglementation et à sa surveillance par la Sureté du Québec. Cette dernière peut, par la même occasion, voir au respect des mesures de sécurité et d’accès au lac réglementaires. Il nous paraît évident que c’est tout ce pan de la protection du lac qui vient d’être effacé; à moins qu’il ne s’agisse que de quelque empêchement temporaire avant le retour de la situation à la normale; alors que la saison de navigation est déjà bien avancée.

À nouveau, nous demandons aux autorités de notre municipalité comme à celles de notre association de lac ce qui se passe.

L'accès au lac

Par Carl Chapdelaine

Cartes info-lac

Certaines municipalités, en collaboration avec les associations de lac, des entreprises aussi, publient des dépliants d’information sur les lacs de leur territoire, avec carte basée sur un fond bathymétrique par exemple. Le cas du «dépliant info-lac» sur le lac de l’Achigan, à Saint-Hippolyte, est de ce type; de  même, mais en moins développé, pour le lac Wentworth (par l’APLW) ou le lac Etchemin.  Les lacs Magog, Memphrémagog, Massawippi, Saint-Joseph et Sainte-Marie ont aussi leur carte; les trois premiers utilisant un même modèle.


Cadeau inestimable, le fond de carte bathymétrique permet plus facilement d’indiquer les zones peu profondes, dont celles où la vitesse doit être réduite et où peut même exister le risque de rencontrer des écueils. Il nous était déjà venu à l’idée qu’une carte du lac Saint-François-Xavier, montrant les sites publics sur le lac où les visiteurs avec canots, kayaks ou autre puissent théoriquement aborder sans gêner le propriétaire, soient d’un certain intérêt. En effet, face à l’ouverture du lac par la construction d’un quai public aux abords du Pavillon Montfort, à la gestion et à la promotion de services attenants par la Coop des 4 pôles, bon nombre de nouveaux usagers se retrouvent sur un lac dont ils ignorent presque tout.


On imagine que l’on puisse aussi tracer sur une telle carte les couloirs à privilégier pour la pratique de l’une ou l’autre des activités nautiques ainsi popularisées sur le lac, afin d’éviter les conflits entre la circulation des uns et des autres et de privilégier la sécurité. Sans compter que la carte permettrait de diriger plus facilement le visiteur vers une destination privilégiée, comme cela aurait été le cas par exemple avec le quai raccroché au Sentier des Orphelins, à la tête du lac, si le projet n’avait pas été écarté.


Le dépliant sur de lac de l’Achigan, comme la plupart des autres, regroupe également toute l’information de base sur les règles de la navigation et doit donc offrir aux riverains eux-mêmes un outil intéressant. L’Association du lac Saint-François-Xavier avait soumis à la Coop un code d’éthique et de règles à respecter sur le lac. La Coop s’était contenté de reprendre ces préceptes sur une simple feuille disponible au Pavillon. C’était assurément une formule simple et peu coûteuse. Comme la réglementation municipale sur le lavage des embarcations ou autre peut s’appliquer à la grandeur de la municipalité, comme la plupart des lois provinciales et fédérales, et comme les codes de conduite, les numéros d’urgence, etc., sont habituellement les mêmes, on peut imaginer l’intérêt à produire un dépliant pour chaque lac fréquenté dont l’essentiel serait une copie collée d’un modèle unique. Un beau projet pour le service de l’Environnement qui joue le rôle de concertation avec et entre les associations de lacs de la municipalité…

Guide info-lacCode d'éthique à la navigation APLWLac Mégantic, Lac EtcheminLac MagogLac MemphrémagogLac MassawippiLacs Saint-Joseph et Sainte-Marie.

Carl Chapdelaine

Groupe de planchistes au lac SFX

Sur la photo couverture de la dernière édition de la Presse touristique, on voit de très jeunes planchistes dispersés et échelonnés sur une longue distance à partir du goulet qu’enjambe le pont de Montfort. Pour les usagers d’embarcations motorisées du lac, qui les utilisent principalement pour vaquer à leurs transports quotidiens, on imagine les récriminations… Et il nous est permis de supposer que ces jeunes ne sauraient tous résister à l’afflux des vagues générées par un hors-bord qui se dirigerait vers ce pont. Il est vrai que les propriétaires de ces embarcations ont rarement affaire là, sauf pour ceux qui habitent dans cette section; mais la situation est bien différente au pont qui voisine la marina et les deux quais communautaires, à Newaygo. Personne ne semble ici guider correctement ce groupe; ce qui ne doit pas être le cas de ceux qui sont sous la gouverne du club de canoë-kayak Viking. Ces derniers ont pour consigne, précisait Mme  Trish Canty  à la dernière AGA de l’Association du lac, de ne pas emprunter les couloirs de navigation des embarcations motorisées; de longer plutôt la rive, une fois sortis du goulet, et, présumons-nous, de ne pas trop se disperser.


Et quant à la promotion accrue de cette activité au lac, elle ne peut être plus évidente…  Il est à espérer que les responsables, à la MRC, surveillent l’évolution de l’engouement qu’ils encouragent et qu’ils sauront suggérer, dans un premier temps, les mesures d’évaluation de l’impact sur la cohabitation entre les usagers du lac qui conviennent; puis de voir à l'implantation des correctifs lorsque jugée nécessaire.


Pour ce qui est d’avoir à éventuellement restreindre l’afflux de visiteurs, après évaluation des quotas requis, on a pu constater que l’utilisation du stationnement pouvait jouer ce rôle. Le problème, c’est que lorsque les stationnements sont pleins, les visiteurs garent plus facilement leur auto dans le parking de la marina, dont chaque emplacement est pourtant attribué à un résident sans accès routier. Ils utilisent aussi largement les côtés du Corridor aérobique, où il faudra bientôt peut-être établir aussi un système de vignettes pour permettre aux invités des propriétaires qui ont pignon sur la rue du Chemin-de-fer de trouver à s’y stationner; du moins, aussi longtemps que la MRC passera sous silence une telle utilisation de l’emprise de la propriété qu’elle gère. Ce stationnement, à la qui mieux mieux, de visiteurs va jusqu’à gêner l’usage de la barrière ou empêcher autrement la circulation de poids lourds et le remorquage d’embarcations ou les manœuvres pour l’utilisation de la rampe de mise à l’eau.


Comme tout ce qui est ou va dans le lac doit maintenant arborer une vignette (pas les baigneurs..), et que les visiteurs doivent s’en procurer une au pavillon de Montfort avant de pouvoir mettre leur engin à l’eau, c’est par ce moyen que le soussigné suggère que des quotas puissent être appliqués. Cela suite à une évaluation de l’usage du lac selon les périodes du jour ou de la semaine à considérer. Nous donnions à titre d’exemple le système de réservations d’un emplacement dans le parc du Mont-Tremblant ou autre, où il faut réserver pour être admis. Il y a bien là l’application de quotas jugés favorables à cet environnement spécifique, et plus particulièrement à celui des lacs qui y sont ouverts à la fréquentation! Il est vrai que, en contrepartie, les désagréments posés aux potentiels visiteurs de dernière minute ont pu en décourager plus d’un d’y retourner. Et si la formule a été pensée par les experts du gouvernement et qu’elle fonctionne, pourquoi ne pas s’en inspirer pour répondre à des problèmes similaires ici?

Carl Chapdelaine

«Notre» lac?

Est-il admissible de parler de «notre» lac, lorsque ce possessif exprime une affirmation de propriété de la part des riverains? Nous est-il en effet encore permis, quinze ans après l’adoption de la «Politique nationale de l’eau» qui affirme le droit de tous les citoyens de profiter des plans d'eau de la province, de croire que nous nous le sommes approprié? Le Code civil du Québec stipule que les (lits des) lacs et cours d’eau sont «inaliénables et inappropriables». Mais, dans une association de protection de lac et entourés de propriétaires qui ont souvent tout misé sur leur coin de paradis et «leur» lac et qui de surcroit y habitent souvent à plein temps depuis toujours, qui exprimera tout haut des réserves face à une telle prétention?


Les mesures dissuasives adoptées pour restreindre l’accès aux lacs ont, au cours des dernières années, suscité des requêtes en recours collectifs contre les municipalités, corporations ou organisations qui les ont imposées. Ces mesures peuvent prendre la forme de routes de ceinture de lac ou de domaines entièrement privés, de barrières et de chaînes à cadenas, ou de tarifs plus élevés et quelque peu arbitraires de plus en plus demandés aux non-résidents, voire aux non-riverains, pour l’accès aux lacs. Ils sont tantôt justifiés par les frais de stationnement, une opération d’inspection des embarcations ou par le fait évident que les propriétaires paient des taxes d’habitation et des coûts d’entretien pour les rampes de mise à l'eau ou autre. En justice, les municipalités poursuivies ont toujours échoué dans leur défense. Et si le passé est garant de l’avenir, ce type de recours judiciaire ne va pas cesser et son issue demeurera inchangée.


Les riverains et les associations de protection des lacs (parfois plus axées sur la protection des propriétaires…) peuvent aussi invoquer, et avec raison, les nuisances et les dommages environnementaux créés par l’introduction de divers types d’embarcations, particulièrement celles mettant à profit de puissants moteurs hors-bord, même lorsque ces dernières sont déjà présentes sur lesdits lacs. Ils peuvent aussi, à l'appui de leurs craintes, rappeler les expériences cahotiques déjà vécues sur des lacs ouverts à tous. Et c’est sans vouloir minimiser le risque d’introduction d’espèces envahissantes. Le type de visiteur n’est pas non plus sans conséquences; d’où l’importance du code d’éthique souvent soumis à leur intention.


Une recherche par des bénévoles, initiée par l’organisme de bassin versant local AGIR pour la Diable et publiée en janvier 2014 par le Regroupement des Organismes de Bassins Versants du Québec (ROBVQ), analyse le contexte légal de l’accès à l’eau au Québec. D’entrée de jeu, le ROBVQ rappelle que la juridiction sur les plans d’eau relève des trois paliers de gouvernement et est soumise à diverses réglementations. Abrinord, l’organisme de bassin versant de la rivière du Nord, constate que les accès aux plans d’eau des Laurentides sont de plus en plus privatisés; en même temps que le Code civil du Québec donne à tous le droit d’y naviguer ou de s'y baigner. L’accroissement de la villégiature ajoute encore à la privatisation accélérée des bords de lacs, restreignant d’autant l’accès à ce patrimoine naturel des Laurentides qui est, ajoute-t-on, de plus en plus réclamé par la population régionale.


Les lits des cours d’eau et des lacs sont sous la juridiction provinciale; alors que le fédéral a compétence sur la navigation. Certains alinéas de l’article 919 du Code civil du Québec, repris dans le document du ROBVQ, nous informent sur la propriété des lacs. Ainsi, l’alinéa 1 stipule que le lit des lacs et des cours d’eau (navigables et flottables*) est, jusqu’à la ligne des hautes eaux, la propriété de l’État. Mais la règle peut souffrir d’exceptions, comprenons-nous.


L’article 920 stipule que : «Toute personne peut circuler sur les cours d’eau et les lacs, à la condition de pouvoir y accéder légalement, de ne pas porter atteinte aux droits des propriétaires riverains, de ne pas prendre pied sur les berges et de respecter les conditions d’utilisation de l’eau.»


Les municipalités peuvent bien adopter des règlements dans le domaine de l’environnement qui affectent l’accès aux lacs, puisque c’est une compétence qui leur a été déléguée par Québec; mais elles doivent le faire dans le cadre des lois provinciales dont découlent les règlements. Le détail de ce qu’elles ont droit d’introduire ou pas dans leurs législations et l’imbrication des juridictions feraient en soi l’objet d’un autre article. Et visiblement les municipalités sont prises entre l’arbre et l’écorce dans ce domaine comme dans bien d’autres, entre les intérêts exprimés de leurs résidents-électeurs et la politique gouvernementale qu’elles sont chargées de mettre en œuvre.


Dans le cadre d’une éventuelle nouvelle approche au problème, l’application de quotas dans la fréquentation d’un lac par les usagers d’embarcations motorisées serait-elle aussi en contradiction avec la législation autorisant l’accès à tous aux lacs? De tels quotas, basés sur la capacité de support environnemental du lac, ne devraient pourtant pas, en principe, constituer une restriction abusive d’accès. Encore faudrait-il établir cette capacité de support en fonction des diverses variables impliquées et déterminer les quotas appropriés; le tout sans s'arroger une part de juridiction fédérale. Le calcul du nombre de visiteurs et l'estimation du nombre d'usagers riverains en train de naviguer détermineraient le pourcentage approximatif du quota atteint en tout moment, Déjà, l’émission de vignettes obligatoires sur toute embarcation nous donne leur nombre et leur type au lac. Seules la fréquence et les périodes d’utilisation d’embarcations motorisées par les riverains eux-mêmes en fonction de l'heure du jour, du jour de la semaine et des circonstances, resteraient à être évaluées; ces données étant déjà déterminées dans le cas d’émission de vignettes aux visiteurs. L’afflux de visiteurs supplémentaires pourrait être bloqué lorsque le quota semble en voie d’être atteint.


Face au souci de protection des cours d’eau contre les espèces envahissantes ou contre une fréquentation incontrôlée, d’une part, et devant la politique d’accès à ces mêmes cours d’eau d’autre part, l’option de la location d’embarcations diverses sur place**, dans le cadre plus global de l’imposition de quotas de fréquentation, nous paraît être préférable à l’accueil non encadré des visiteurs. Ces derniers viendront autrement de plus en plus nombreux avec leurs kayaks, leurs canots ou leurs hors-bords. Ainsi, à l’image de la politique suivie aujourd’hui dans les parcs nationaux du Québec où prévaut la formule de location sur place d’embarcations, un contrôle global de l’impact de la fréquentation des cours d’eau pourrait être appliqué.


*Ces termes, remontant au temps de la drave, ainsi que la date du 9 février 1918, avant laquelle l’achat d’une propriété riveraine pouvait inclure la partie attenante du cours d’eau, suscitent aujourd’hui diverses argumentations juridiques.

**Reprise par la Coop des 4 Pôles dès le 24 juin au lac Saint-François-Xavier.


Note : Cet article se veut être une tentative pour situer un débat sur l’accès au lac. La compréhension des sources consultées ainsi que l’évaluation de la légalité de la réglementation et des actions entreprises ou l’interprétation de la législation sont sous toute réserve.


Sources :
ROBVQ, Contexte légal de l’accès à l’eau au Québec – Aperçu
Abrinord, Cadre légal de l’accessibilité à l’eau

Carl Chapdelaine

Inspection des embarcations

«Notez svp que la chaîne sera encore mise sur la rampe de bateau à la jonction de Newaygo. La combinaison pourra être obtenue d’un membre de l’exécutif sur la confirmation que vous avez lavé votre bateau ou qu'il n'a été dans aucun autre lac.»
Raymond Noël, Président, Association du lac Russell Watson


Ps: Il n'est pas assuré que la Coop des 4 Pôles assure ce service à Montfort cette année. C.C.

Lavage d'embarcation si...

Le règlement sur l’accès aux plans d’eau devient conditionnel à la collaboration des associations de lac ou autre regroupement de riverains.


Plusieurs résidents du lac Saint-François-Xavier s’étaient passé le mot d’être présents à la séance du Conseil de Wentworth-Nord du 10 avril 2017, providentiellement tenue à Montfort et présidée par le Maire Genest. Deux articles du point 8, sur l’«Hygiène du milieu et environnement», à l’ordre du jour, concernaient cette législation et semblaient en indiquer l’abrogation au lac Saint-François-Xavier. Des représentants du lac Notre-Dame avaient aussi des préoccupations à faire connaître aux autorités municipales sur le même sujet.


L’article 8.3 mentionnait en effet l’abrogation du règlement 132, contrôlant l’accès au lac Saint-François-Xavier, «dû aux nuisances». On aurait pu croire qu’il était question du nouveau règlement (# 2016-459) de l’année précédente pour lequel des difficultés (ou nuisances) engendrées par le rapport entre des riverains, des membres de l’exécutif de l’association du lac et les opérateurs de la Coop des 4 Pôles chargés du travail se seraient manifestées sur le terrain des opérations… Il nous était impossible de trouver autre mention du règlement 132 ou de son contenu sur le site web de Wentworth-Nord; parlait-on d’une nouvelle appellation du 2016-459?


En fait, le maire expliqua qu’il s’agissait d’un ancien règlement rendant le lavage des embarcations obligatoires en raison du danger d’introduction de la moule zébrée (nuisances?) et dont l’application relevait principalement de l’association du lac. De l’équipement était alors fourni pour effectuer ce lavage; mais la corvée rencontra trop d’obstacles pour être maintenue, dont la disparition de pièces de l’équipement, de sorte que le règlement n’était plus appliqué et que les usagers ne remarquaient même plus l’affiche qui en rappelait l’existence.


Mais la menace de non application du règlement 2016-459 revenait avec l’article 8.4. Le maire annonça que l’application (ou la validation?) du règlement, sur l’un ou l’autre des lacs, serait conditionnelle à la signature d’une entente de collaboration entre la Municipalité et un groupe représentatif des lacs en question. La Municipalité ne pouvait seule assurer l’application sans exception de la réglementation, et la menace de poursuites judiciaires de la part de l’Association du lac Saint-François-Xavier, en cas de conséquences néfastes de sa non-application, avait plus que suffi à amener la Municipalité à l’amender ainsi.


Une représentante de l’exécutif de l’Association, soutenue par de multiples interventions de la salle, rappela l’importance vitale de ce règlement pour le lac, présumé encore vierge de tout myriophylle à épi, et clama qu’une collaboration était unanimement souhaitée. Il fallait s’asseoir à la même table et régler les désaccords.


Ps. Pour un compte-rendu plus complet de cette séance régulière du Conseil, il faudra attendre que le soussigné retourne chercher ses notes oubliées au chalet, dans son sac à dos… Des photos du défrichage de la future deuxième section du chemin Thurs(t)on, ainsi que de la progression du dégel et de l’accumulation du sable et gravier au pied de la Grande Côte et en bordure des routes au lac Saint-François-Xavier manquent aussi à l’appel…

Carl Chapdelaine

Code (rampe de mise à l'eau)

24 juin, 2015

Rampe de mise à l'eau : votre demande de code par courriel

L'Association du lac Saint-François-Xavier s'est vue déléguer le contrôle de l'utilisation de la rampe de mise à l'eau, à Newaygo. Le cadenas de la chaîne qui barre l'entrée de la rampe, s'ouvre avec un code modifié régulièrement.
Veuillez répondre au petit questionnaire qui suit et nous faire parvenir* vos réponses si vous avez besoin d'obtenir ce code temporaire pour votre usage personnel ou celui de vos visiteurs. Nous nous mettrons rapidement en contact avec vous.
Questionnaire :
1. Votre embarcation a-t-elle visité un autre cours d'eau avant sa venue prévue au lac Saint-François-Xavier? Si oui, lequel?
2. De quel type d'embarcation s'agit-il?
3. Êtes-vous un résident du lac?
4. Si vous avez répondu oui à la question 1, à quelle préparation de votre embarcation avez-vous procédé depuis votre départ de l'autre cours d'eau? [Notez que les règlements municipaux exigent que l'embarcation soit lavée avant d'être mise à l'eau.]
5. À quelle date prévoyez-vous utiliser la rampe (le code change régulièrement)?
6. Où allez-vous stationner votre véhicule et votre remorque pendant votre séjour au lac? [Notez que le stationnement à Newaygo est privé et les places assignées. Notez aussi qu'il y a interdiction de stationner le long du Corridor aérobique ou sur le Chemin Newaygo.]
Vous êtes peut-être aussi informé que les autorités municipales ont installé des barrières pour limiter l'accès des véhicules au Corridor aérobique, et donc à la rampe de mise à l'eau. Leur contrôle de la barrière articulée n'a rien à voir avec notre contrôle de la rampe de mise à l'eau.
*Notre adresse de courriel : lacstfrancoisxavier@hotmail.com . Si vous préférez obtenir le code en téléphonant à l'un des membres de notre exécutif, vous pouvez consulter la liste de leurs numéros de téléphone ici:

Nos de téléphones des membres de l'exécutif

Pas de motomarine / No seadoo

Localisation des bouées, 16 mai 2015

Rampe de mise à l'eau: procédure + Nettoyage d'embarcation

19 avril, 2015,

Exigences de l'Association et procédure à suivre
La menace de plantes envahissantes, comme le myriophylle à épi ayant infesté certains lacs des environs, nous impose de strictes mesures de précaution.

  • Votre embarcation provient-elle d'un autre cours-d'eau?
  • Si oui, quelles mesures d'inspection et de nettoyage avez-vous appliquées?
  • Avez-vous accès ici à une place de stationnement autorisée?
  • N'oubliez pas de replacer la chaîne et le cadenas.
  • Plutôt que de communiquer à qui que ce soit la combinaison secrète en vigueur, demandez-leur de prendre contact avec nous.
  • Vous devrez nous indiquer la date approximative de la mise à l'eau de votre embarcation pour obtenir la combinaison spécifique à cette période.
  • Avez-vous remarqué l'affiche municipale exigeant le lavage des embarcations, à la marina de Newaygo?

Procédure : https://twitter.com/MDDELCC/status/458969930613161984
https://www.youtube.com/watch?v=lZdySR5ZMIc (Lac Louisa)
http://www.dec.ny.gov/docs/fish_marine_pdf/boatdisinfect.pdf (en anglais)

L'Association du lac Saint-François-Xavier

Membres de l'exécutif (2015-16):
NOËL, Raymond, Prés. (450) 226-7820, 1927 rue Mount
KING, Monique, V.-prés. 226-5360 308 chemin des Montfortains
BROUSSEAU, Frédéric 226-5802 663 rue Docmanov
CHAPDELAINE, Carl 226-1294, 1969 rue Mount
DAIGNEAULT, Normand 226-8822 rue Mount
HORAN, Colleen 226-3214, 589 chemin de Newaygo
WELSH, Susan 226-6015 1027 rue du Chemin de Fer
WOODS, Shelagh Jane 226-6015 1361 rue Mount

Communiqués (Tous)

La barrière de Newaygo

10 décembre, 2014

En novembre, plusieurs membres de l'Association du lac ont reçu une lettre de la MRC des Pays-d'en-Haut sur l'utilisation du Corridor aérobique. L'exécutif de l'Association a régulièrement questionné la MRC ainsi que la Municipalité sur ce sujet.

Même s'il s'agit d'une affaire entre le ministère des Transports et les usagers du Corridor aérobique, nous nous sommes intéressés au dossier pour nous assurer que le sujet du contrôle de l'accès au lac soit perçu comme prioritaire dans toute réalisation prévue. Voici comment nous sommes intervenus dans le dossier :

• En insistant sur la nécessité de voir à ce que tout nouvel espace de stationnement pour l'accès à la plage soit aménagé du côté est de la rue Principale, pour rendre moins aisée la mise à l'eau de canoës à cette même plage (SANS succès).
• En obtenant que le champ de la caméra de surveillance, prévue à la barrière de Newaygo, couvre également le terrain de stationnement et la rampe de mise à l'eau.
• En ayant confirmation que la localisation de la barrière permettra aux véhicules avec remorque d'approcher à reculons de cette rampe de mise à l'eau.
• En apprenant que les quatre places de stationnement éliminées du fait de l'installation de la barrière, seront relocalisées.
• De même, que les bacs de recyclage et ceux à déchets qui seront relocalisés pour n'être accessibles qu'au-delà de la barrière.
• En apprenant aussi que la première série de lettres de la MRC a d'abord été envoyée aux résidents de la rue du Chemin-de-fer (ceux que la barrière va empêcher d'accéder à la section Newaygo du Corridor aérobique), ainsi qu'à ceux de la ‘rue' Mount (ceux de Newaygo qui n'ont pas d'accès routier).
• En nous assurant que ceux qui ne sont pas dans ces zones mais qui ont besoin d'accéder à la rampe de mise à l'eau puissent aussi avoir des codes pour la barrière (l'exécutif de l'association du lac est justement à mettre en place une politique sur le droit d'utilisation de cette rampe).

L'Association constate également qu'une réduction du trafic sur le Corridor aérobique pourrait avoir pour effet de restreindre la pollution aboutissant au lac et de limiter de même le nombre d'endroits propices à la mise à l'eau non contrôlée de petites embarcations. Ce sont là deux objectifs prioritaires endossés par les membres de l'Association et auxquels la barrière ne pourra que contribuer.

Si un récipiendaire de la lettre de novembre de la MRC a une question spécifique en rapport avec son contenu, il pourrait l'adresser au directeur général de la MRC. Son adresse et son numéro de téléphone apparaissent sur l'entête de sa lettre, tandis que son adresse-courriel peut être obtenue sur le site internet de la MRC.

Nous vous fournirons toute information supplémentaire sur ce sujet, comme d'ailleurs sur tous ceux qui concernent nos membres, au fur et à mesure que nous en obtiendrons.

Raymond Noël
Vice-Président et Directeur de l'Unité sur l'accès au lac
Association du lac Saint-François-Xavier

Comptes-rendus (M)

Règlements sur la navigation

Nous devons nous rappeler que la vitesse maximale permise dans les premiers 30 mètres de la rive est de 10 km. À l'extérieur de cette de zone de 30 mètres, la vitesse maximale permise est de 40 km, à moins que vous ne vous trouviez dans l'une des 3 zones de vitesse restreinte aussi à un maximum de 10 km. Le respect de la vitesse de 40 km maximum est levé durant les deux périodes accordées pour les sports nautiques (ex.: ski nautique). Il est permis de faire du ski nautique seulement sur le côté Newaygo du lac et sur une petite portion du côté Montfort jusqu'à la plage. La plage aura 2 rangées de petites bouées bleues pour signaler aux bateaux de rester à l'écart; la plage est dans une zone de 10 km maximum. Voici de nouveau les 3 zones restreintes (10 km maximum):
1)- Du Pavillon jusqu'après la plage.
2)- Entre la pointe Blueberry et le chevalet du pont.
3)- Entre l'Île, sur le côté Newaygo, et le bout du lac.

Les zones seront indiquées par de grosses enseignes qui vont vous dire que vous allez entrer ou allez sortir d'une zone de 10 km, et seront faciles à voir. Nous allons disposer les bouées et les enseignes où elles seront requises et pour ne pas nuire à la circulation; la dernière chose que l'on veuille c'est qu'un conducteur se blesse ou endommage son embarcation. La grande affiche (4 X 8) énumérant les règlements nautiques sera installée à la marina, à Newaygo. La municipalité devrait faire imprimer des feuillets avec les nouveaux règlements nautiques et la position des repères sur le lac.

Propriétaires de bateaux et autres doivent faire preuve de bonne volonté, suivre les règlements, avoir des lumières de navigation approuvées la nuit et se servir de leur bon sens sur notre plan d'eau. Ces règlements nautiques ont été mis en place parce que cela a été demandé par nos concitoyens. Des gens se sont battus pour les faire adopter et pour faire approuver l'utilisation de taxes municipales (nos taxes) pour acheter le matériel requis pour en permettre l'affichage et l'application. Un dernier rappel; en date du 15 septembre 2009, vous devez avoir en votre possession une ‘'carte de conducteur d'embarcation de plaisance'' pour utiliser une embarcation motorisée sur notre lac.
André Soucy (actuel conseiller municipal)

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Prudence sur l'eau

Voici quelques conseils de sécurité de la Société de sauvetage*; ...et n'oubliez de protéger vos yeux avec des lunettes de soleil! Suivez le lien: http://www.lifesaving.ca/main.php?lang=francais&cat=watersafety&sub=fishing
*Incorporée en Ontario sous le nom de «La Société royale de sauvetage Canada»

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