Histoire et patrimoine

321 rue Chartier

Historique de l’immeuble situé au 321 rue Chartier

Wentworth-Nord (Montfort)

Le 2 avril 1891, les missionnaires de Marie de Notre-Dame-de-Montfort obtiennent par Lettres Patentes, les lots 5 et 6 dans le 11ième rang. Le lot 6 englobe une grande partie du village de Montfort d’aujourd’hui et le lot 5, situé plus à l’est, est un territoire boisé. 

Félix Cyr, né dans la région de Mirabel, est le fils de François-Xavier et de Sophie Kavanagh. La famille « Cyr » fait partie des familles pionnières du secteur de Montfort. En 1881, François-Xavier et Sophie sont établis près du lac Pelletier dans le 4ième rang avec leurs 6 enfants. Le 27 janvier 1890, à l’âge de 22 ans, Félix Cyr épouse Malvina Forget à la paroisse Notre-Dame-des-Nations à Montfort. Ce couple fait partie des premiers à se marier à Montfort. En effet, le bâtiment de l’orphelinat a ouvert ses portes en juin 1885. À l’automne 1900, Félix a déjà une famille de 5 enfants. Il se décide à acheter un terrain pour éventuellement se construire une maison. 

C’est le Père Armand Bouchet, Prêtre supérieur à Notre-Dame-de-Montfort, qui s’occupe des transactions immobilières. Le terrain vendu - 74 pieds de front par 208 pieds de profondeur - n’a aucun bâtiment, par contre, Félix doit y construire une maison ou une dépendance d’ici 2 ans. Malgré l’abolition du régime seigneurial de la Nouvelle-France en 1854, les missionnaires de Marie se comportent comme des seigneurs en exigeant de se faire payer à perpétuité une rente annuelle de 3$ sur un capital de 75$ à 4% / an, et cela, aussi longtemps que l’acheteur n’aura pas remboursé le capital et les intérêts en un seul montant! Mais Félix Cyr ne gardera pas ce terrain bien longtemps. 

À l’été 1902, le scieur de bois Ferdinand Migneron achète ce terrain mais sans mentionner s’il y a une maison ou une dépendance. Sept ans plus tard, Marie Elmire Leclaire de Montréal, acquiert ce terrain sur lequel il y a maintenant une maison en bois. Ferdinand Migneron a poursuivi sa route en direction de Sainte-Agathe-des-Monts. Marie Elmire loue la maison au conducteur de tramway de Montréal, Désiré Vézina, pour quelques années. 

Le 15 août 1914, Marie Elmire décède, et son mari Édouard Thomas Lachambre, à titre d’héritier, reprend la maison. Édouard travaille à Montréal comme gérant. À l’hiver 1915, il prend comme seconde épouse, Ernestine Cloutier. Se faisant, Édouard donne à son épouse Ernestine la maison située sur la route du village à Montfort. 

Deux ans plus tard, Ernestine vend pour 100$ sa propriété de Montfort à Albertine Labrecque, épouse de l’avocat Montréalais Arthur Zénon Morin. Ce terrain n’a plus aucune construction! Que s’est-il passé ? Nul doute que le feu a vite fait de faire disparaître la cabane du pionnier. À l’instigation de Mme Labrecque, celle-ci se fait construire une résidence secondaire, possiblement en 1918-1919. C’est la maison que nous pouvons admirer de nos jours avec un ajout du côté ouest. Le 10 juin 1941, lors de la revente de la maison, tous les meubles sont inclus, moins un plan, une bibliothèque et un rouet.

En 2019, cette maison n’aura pas loin de 102 ans d’existence.

Par Fernand Janson


Société d’Histoire et du Patrimoine des Trois Villages

(Montfort, Laurel et Saint-Michel de Wentworth)

Chemins et Croix

Coupe de bois dans le secteur de Montfort dans les années 1850 ?

À l'aide de ce plan il est possible de voir un ancien chemin qui suivait la ligne de démarcation des rangs VII et VIII du canton de Wentworth. Ce chemin partait du canton de Morin juste au nord du Lac Anne et pénétrait dans le canton de Wentworth en direction ouest jusqu'au Lac Théodore dans le secteur de Laurel. Aujourd'hui, le chemin menant au Lac Gustave pourrait correspondre au début de cet ancien chemin de bois ? A

Un autre chemin de bois partant du canton de Morin traversait le rang X en direction ouest. B Celui-ci poursuivait sa course vers le nord du Lac des Seize Îles. Un embranchement près du Lac Chapleau piquait vers le sud, contournait le Lac Noir par l'ouest et aboutissait au nord du Lac Argenté. Peut-être que les pionniers canadiens français de la colonie de Laurel avaient utilisés ce chemin de bois pour se rendre sur leurs lots ? Aujourd'hui, une partie ce chemin de bois correspondrait au chemin Jackson ?

Premières Lettres Patentes émises pour le rang VIII.

Rang Lots Surface (Acres) Date Propriétaires
VIII 6 A ½ est 82,5 1846-10-08 Catherine Buley, widow of Charles Buley
VIII 10 A 1/2 ouest 84,5 1845-07-10 John Gray
VIII 13 A ouest 100 1846-08-24 Francis Kerny
VIII 14 A ½ est 100 1845-04-15 James Dowlan
VIII 14 B ½ ouest 100 1845-09-15 John Barry
VIII 15 A ½ ouest 94,5 1846-04-01 Andrew Smith
VIII 17 B ouest 100 1845-07-23 John King

Au sud du Lac Saint-François-Xavier le plan indique un signe une croix ! Il est fort probable qu'une personne soit décédée à cet endroit ? Malheureusement, pour l'instant nous n'avons pas d'idée à qui cette croix pourrait correspondre. Par contre, cette histoire a persisté car juste au sud du Lac Saint-François-Xavier, il y a un petit lac qui porte le nom «Lac à la Croix» !

Par Fernand Janson

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373 Principale

Historique de l’immeuble situé au 373 Principale

Wentworth-Nord (Montfort)

La Crise économique mondiale des années 1930 est un choc économique et social qui laisse des millions de personnes sans emploi, sans abri et dans le besoin au Canada. Les « sales années 1930 » frappent peu de pays aussi durement que le Canada, en raison de sa dépendance aux exportations de matériel brut et de produits agricoles et d’une sécheresse dévastatrice dans les Prairies. La perte d’emplois et de revenus partout au pays mène à la création de l’assistance sociale et à divers mouvements populaires. En outre, elle oblige le gouvernement à jouer un rôle plus actif à l’égard de l’économie.1

Les Laurentides ne sont pas épargnées par cette crise. Au village de Montfort, le Conseil du comté d’Argenteuil n’a pas le choix, il doit mettre en vente des centaines et des centaines de petits lots à l’enchère pour taxes non payées. Les personnes qui ont de l’argent en profitent pour acquérir des lots. Walter Reid est l’un de ceux-là. Il acquière dans les années 1930, une quantité importante de lot dans les rangs 10 et 11 du secteur de Montfort et devient l’un des plus importants propriétaires fonciers du village.

En octobre 1937, Walter vend une parcelle de terrain de 721 mètres carrés à John F. Gilbey. Walter met une clause assez particulière dans les conditions de vente. Il exige : « … de ne pas ériger de bâtiments à moins qu'ils soient finis et peints en style soigné sur l'extérieur et chaque bâtiment doit avoir une véranda à l'avant et pas de quatre murs nus sera permis. » ! C’est pour cette raison que cet immeuble possède aujourd’hui une belle grande galerie du côté de la route Principale.

La construction de cette maison a débuté en 1938 en l’instigation de M. John F. Gilbey.

Par Fernand Janson

1. Encyclopédie Canadienne

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Le 188 rue Principale

Historique de l'immeuble situé au 188 Principale

Wentworth-Nord (Montfort) 

Cet immeuble est situé au 188, route Principale dans le secteur de Montfort. L’année de sa construction n’est pas facile à déterminer. Il y a deux possibilités. Pierre Forget dit Latour fréquente le secteur de Montfort depuis au moins 1883. Le 23 février 1884, il fait baptiser son premier fils, Pierre Joseph Albert, à Notre-Dame-des-Nations (Montfort). Il est journalier. Le 9 avril 1883, Pierre Forget avait épousé Dorsina Hébert à St-Sauveur-des-Monts. Ce couple aura une nombreuse famille. 

Le recensement de 1901 nous indique que ce ménage habite Montfort avec leurs 8 enfants. En 1904, il achète un premier terrain situé entre le chemin public et le chemin de fer. En 1909. il achète un second terrain contigu au premier, mais cette fois-ci, il a l’obligation d’y construire une maison d’ici deux ans. Ces terrains sont regroupés et donne une longueur de 220 pieds du côté du chemin de fer. 

En 1946, la Corporation Municipale d’Argenteuil met en vente, pour taxes non payées, ce terrain sans préciser s’il y a un quelconque bâtiment dessus. C’est Walter Reid qui achète ce terrain pour un montant de 91,18$. À cette époque, la prescription sur un immeuble (terrain avec ou sans maison) semble être de 10 ans, car c’est seulement en 1956 que l’immeuble est libéré. L’année suivante, soit le 27 avril 1957, Walter Reid vend cet immeuble, sur lequel il y a d’autres bâtiments, à Edward Gutwin. 

La question à se poser est la suivante : Le bâtiment que nous voyons aujourd’hui, a-t-il été construit par Pierre Forget dit Latour dans les années 1910 ou par Walter Reid dans les années 1946 ?

Par Fernand Janson

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Maison d'E. Leduc et A. Matte

Historique de l'immeuble situé au 60, chemin Old Settlers Ouest
Wentworth-Nord (Montfort)

Le 16 janvier 1849, à l’âge 23 ans, Eustache Leduc prend en première noce Éléonore Guenette de St-Janvier (Mirabel). Malheureusement, le 20 février 1851, Éléonore décède des suites de son deuxième accouchement. Avec un nouveau né sur les bras et un jeune enfant d’à peine un an, Eustache n’a pas beaucoup de choix, il doit trouver une nourrice et une mère pour ses enfants. Sept mois après cette tragédie, il épouse en secondes noces, Aurélie Cyr à St-Janvier. Eustache Leduc et Aurélie Cyr vont demeurer à St-Janvier jusqu’en 1860. L’année suivante, ils s’établissent à Saint-Sauveur-des-Monts où ils auront 7 enfants. Au début des années 1885, ce couple s’établit dans la partie nord-est du canton de Wentworth (Secteur de Montfort), plus précisément sur le lot 3 dans le 11ième rang. Ils bâtissent une maison en plein bois non loin du Lac Pelletier. À l’automne 1891, Aurélie Cyr décède à l’âge de 59 ans. Elle avait mit au monde 14 enfants… Le 17 février 1893, Eustache Leduc épouse, en troisièmes noces, Joséphine Hotte à Montfort. Celle-ci est veuve de Moïse Lavictoire. Eustache vivera encore une dizaine d’année avant de s’éteindre en 1903 à l’âge de 77 ans à Montfort. 

Le Patriarche, Eustache Leduc, n’était pas seul dans cette forêt isolé. Son frère Jean-Baptiste Leduc habite sur le lot 2 dans le 2ième rang et son fils, Eustache Leduc, habite sur le lot 1 dans le 11ième rang juste à la frontière des cantons Morin (Morin Heights) et Wentworth (Montfort). Eustache Leduc fils convole Agnès Matte, le 8 février 1875, à Saint-Sauveur-des-Monts. Lors du recensement de 1881, ce couple a déjà trois jeunes garçons. Cette famille sera également très productive pour la « race » avec leurs 16 enfants… En 1908, après plus de 25 ans de dur labeur, Eustache passe le flambeau à son fils Josaphat. Il lui fait donation de la maison, de la terre et de tout le cheptel. La mère de famille, Agnès Matte, rend l’âme en 1910 à l’âge de 55 ans et elle sera inhumée au cimetière de Montfort. 

Deux ans plus tard, Eustache prend en secondes noces Cyrilda Forget à Saint-Adolphe-d'Howard. Celui-ci sera inhumé à Ferme-Neuve en 1923 à l’âge de 71 ans. Quant à son épouse, Cyrilda Forget, celle-ci décède le 15 novembre 1936 à Ste-Agathe-des-Monts à l’âge de 72 ans.

Josaphat Leduc, l’ainé de la famille, est né le 5 novembre 1875 à Saint-Sauveur-des-Monts. Il épouse Alexandrine Lafantaisie en 1907 à Montfort. Ce foyer aura deux filles et un garçon. Josaphat n’est pas fait pour l’agriculture. Le 16 octobre 1911, trois ans après avoir reçu par donation la ferme de son père, il vend le tout; maison, granges et dépendances à la « Compagnie d'immeuble Richelieu », représentée par Antoine Hurtubise. Celui-ci laissera son nom à un chemin qui traverse Morin Height et le canton de Wentworth. Par contre, il n’y a pas de nom de rue pour la famille «Leduc». Cette branche de la famille « Leduc », en plus d’avoir colonisé une partie du secteur de Montfort, est devenue également pionnière de Saint-Sauveur-des-Monts, de Saint-Adolphe-d'Howard, de Saint-Faustin, de Saint-Jovite, de Ferme-Neuve et de …

La maison que nous voyons sur cette photo est la descendante de la maison de Eustache Leduc et de Agnès Matte. Elle ne ressemble pas tellement à une maison de pionnier. Elle a dû subir de nombreuses rénovations. Selon le rôle d’évaluation de la Municipalité de Wentworth-Nord, elle aurait été construite en 1889. Selon Me Plante, la propriétaire actuelle, elle aurait été construite au début des années 1900. Selon le recensement de 1881 et la ligne de titres, le carré original aurait été construit au début des années 1880.

Par Fernand Janson

Société d’Histoire et du Patrimoine des Trois Villages 

François-Xavier Cyr et Sophie Kavanagh


Histoire de pionniers, François-Xavier Cyr, Sophie Kavanagh et Cyrilda Forget de Montfort (Wentworth-Nord)

François-Xavier Cyr est né le 18 décembre 1848 à St-Janvier. Le 22 juillet 1867, à l’âge 19 ans, il prend en première noce Sophie Kavanagh de Ste-Scholastique. Après avoir vécu quelques années dans la région de Mirabel, ce jeune couple est de passage à Saint-Sauveur-des-Monts en 1879. Deux ans plus tard, soit en 1881, François-Xavier Cyr, son épouse Sophie Kavanagh et leurs six enfants s’établissent dans le secteur nord-est de Montfort. La mise en place d'une scierie pour la construction d’un orphelinat près de la décharge du Lac Saint-François-Xavier a attiré plusieurs cultivateurs-bucherons, dont la famille Cyr. François-Xavier Cyr construit sa maison sur le lot 4 dans le 11ième rang, non loin du Lac Pelletier. En 1851, sa sœur, Aurélie Cyr, avait épousé Eustache Leduc à St-Janvier. Cette famille va devenir ses voisins.

Après avoir mis au monde sept enfants, Sophie Kavanagh rend l’âme le 3 juin 1882. Elle sera inhumée à St-Sauveur-des-Monts à l’âge de 41 ans. Elle semble être décédée suite à son dernier accouchement survenu au début du mois de mai! Ses enfants sont âgés entre 14 et 2 ans. François-Xavier Cyr n’a pas tellement le choix, il doit se trouver une nouvelle conjointe. Le 13 avril 1885, il épouse, en secondes noces, Cyrilda Forget à St-Sauveur-des-Monts. Cyrilda Forget est née à St-Sauveur-des-Monts le 26 septembre 1864. Ce nouveau ménage aura neuf enfants.

L’un des fils de François-Xavier, Félix Cyr, prend la relève de la ferme familiale. Celui-ci épouse Malvina Forget le 27 janvier 1890 à Notre-Dame-des Nations, Montfort. Félix et Malvina font partie des premiers couples à se marier dans cette nouvelle paroisse. Ce ménage aura cinq enfants. Malvina Forget fait partie des familles pionnières des Laurentides. Elle est née le 29 janvier 1869 à Ste-Agathe-des-Monts, de Toussaint Forget et d’Arthémise Bélec. Le 25 octobre 1886 dernier, elle avait épousée, en première noce, Adrien Prud’homme à St-Sauveur-des-Monts.

En 1893, les pionniers des cantons de Morin, d’Howard et du village de Montfort ne se sentent plus seul sur leur lot boisé…ils entendent maintenant le train qui se rend jusqu’à Montfort.

Félix Cyr sait très bien qu’il n’a pas d’avenir sur une terre peu propice à l’agriculture. Au début des années, il décide donc de vendre : maison, grange et autres bâtiments à une autre famille pionnière de Montfort, Adélard Forget et son épouse Marie Louise Tassé. Mais même Adélard Forget ne garde pas bien longtemps la ferme. Il revend le tout, le 4 novembre 1912, à Antoine Hurtubise représentant la « Compagnie d’Immeubles Richelieu » pour un montant de 400$.

Au début des années 1900, François-Xavier Cyr et sa deuxième épouse, Cyrilda Forget, vont s’installé dans le canton d’Howard. François-Xavier y décède le 7 septembre 1907 à l’âge de 58 ans et sera inhumé au cimetière local. Sa veuve, Cyrilda Forget épouse, en secondes noces, Eustache Leduc le 9 avril 1912 à St-Adolphe d'Howard. Eustache Leduc est le fils d’Eustache Leduc et d’Aurélie Cyr, la sœur même de François-Xavier Cyr. Les familles pionnières sont tissées serrer. Cyrilda Forget décède en 1936 à l’âge de 72 ans et son Eustache Leduc était décédé le 12 avril 1923 à Ferme-Neuve à l’âge de 71 ans.

Cette branche de la famille « Cyr », en plus d’avoir colonisé une partie du secteur de Montfort, est devenue pionnière de Saint-Sauveur-des-Monts, de Saint-Adolphe-d'Howard et de …

Par Fernand Janson

Société d’Histoire et du Patrimoine des Trois Villages 

(Montfort, Laurel et Saint-Michel de Wentworth)

Note : Voyez les liens tissés entre villageois et orphelins, à Montfort : Bulletin de l'ALSFX, automne 2010

Pierre Bélanger et Angèle Cyr

Histoire de pionniers (Wentworth-Nord-secteur de Montfort)

Pierre Bélanger est né le 16 décembre 1833 à Laval. Le premier août 1854, il épouse Angèle Cyr, de Sainte-Anne-des-Plaines, à Saint-Janvier. Ce couple aura pas moins de dix enfants. Ceux-ci voient le jour soit à St-Jérôme ou à Saint-Sauveur-des-Monts. Comme bien d’autres pionniers du village de Montfort, ils n’habitent pas nécessairement dans le canton de Wentworth. Plusieurs se sont installés à proximité soit dans le canton de Morin, soit dans le canton de Howard.
 
Pierre Bélanger a trouvé un lot de disponible à l’est du lac Chevreuils, tout près de la frontière avec le canton de Wentworth. Il habite à cet endroit avec sa famille depuis le début des années 1880. Soit depuis la construction du moulin à scie à la décharge du Lac Saint-François-Xavier. Cette scierie fut bénite par le père Rousselot de la paroisse de Notre-Dame de Montréal et par le curé Labelle de Saint-Jérôme.
De tous les enfants de Pierre Bélanger et d’Angèle Cyr, trois vont coloniser ce coin de Pays.
 
Après avoir épousé Marguerite Alarie à Saint-Faustin, Norbert Bélanger s’établit dans le secteur de Montfort en 1890. Nul doute qu’il participe à la construction du premier orphelinat agricole du Canada. Ce ménage aura au moins quatre enfants.
 
Xénophon Bélanger est né le 29 décembre 1873 à Saint-Jérôme. Le premier décembre 1893, il prend comme compagne Marie Joséphine Forget à Montfort. De 1894 à 1910, ce couple aura neuf enfants qui seront tous baptisés à la paroisse Notre-Dame-des-Nations à Montfort.
 
Et enfin, Marie Bélanger épouse Joseph Forget le 6 février 1888. Ce couple aura quinze enfants.
 
 En plus d’avoir colonisé une partie du secteur de Montfort, cette branche de la famille « Bélanger », est devenue pionnière de plusieurs autres villages des Laurentides.

Par Fernand Janson

 

Société d’Histoire et du Patrimoine des Trois Villages
(Montfort, Laurel et Saint-Michel de Wentworth)